1. La Régulation de la glycémie :

La glycémie est le taux du glucose dans le sang.

Le glucose est la principale source d’énergie de la majorité des cellules. Apporté à l’organisme par l’absorption intestinale qui fait suite à la digestion des aliments, il est ensuite transmis aux cellules par l’intermédiaire du sang.

  1. La glycémie un équilibre dynamique :

 La glycémie, c’est-à-dire la concentration du sang en glucose, est un paramètre essentiel du milieu intérieur. Elle est relativement constante et égale à environ 1g/l ou 5,5mmol/l. Chez un individu, elle varie entre 0,65 et 1,2g/l. L’apport alimentaire du glucose est discontinu. Il a lieu à chaque repas, il est alors généralement important.

Cependant, la consommation de glucose est continue, tout en variant en fonction de l’activité physique.

La consommation moyenne de glucose (10 à 15g/l) contracte avec la faible quantité disponible dans le milieu intérieur (20g environ : 5g dans le sang et 15g dans la lymphe). Le glucose doit être donc renouvelé en permanence à partir d’un stock mis en réserve.

  • Des organes de stockage :

Le foie stock le glucose sous forme de glycogène obtenu par la condensation des molécules de glucose. Lorsque le glucose est très abondant les capacités du foie sont dépassées, celui-ci transforme le surplus de glucose en lipide qui sont stockés par une part au niveau des cellules hépatiques et pour l’essentiel dans les tissus adipeux de l’organisme.

Les muscles dans la limite de 1% de leur masse élaborent du glycogène à partir du glucose sanguin.

Les tissus adipeux peuvent transformer directement du glucose en lipide, ils représentent 12 à 20% de la masse corporelle et constituent la principale réserve énergétique de l’organisme.

  • Un seul organe de libération du glucose :

Le foie est le seul organe de libération du glucose dans le sang.

Habituellement, ce glucose provient de l’hydrolyse de glycogène. Mais en cas de besoin, il est obtenu à partir de certains acides aminés de molécules de lipides ou de divers composés organiques (acide lactique par exemple) : c’est la néoglucogénèse.

  • Un équilibre vital :

Le glucose est un aliment énergétique vital pour les cellules, notamment pour les cellules nerveuses.

L’hypoglycémie : déficit en glucose sanguin, peut avoir de graves conséquences : convulsion, coma, mort.

L’hyperglycémie : excès du glucose sanguin, peut exister de façon transitoire après digestion. Elle s’observe d’une manière constante chez les diabétiques, elle est alors souvent accompagnée d’élimination du glucose dans l’urine (glucosurie).

Le pancréas glande régulatrice de la glycémie :

Le pancréas est une glande mixte c'est-à-dire endocrine et exocrine. Dans sa structure, le pancréas présente deux groupes de cellules :

-Les cellules acineuses ou acini qui jouent le rôle exocrine par la sécrétion du suc pancréatique qui est ensuite déversé dans l'intestin pour la digestion des aliments.

-Les cellules insulaires jouant le rôle endocrine, sont deux amas de cellules formant des îlots de Langerhans dont :

Les unes sont des cellules alpha qui sécrètent le glucagon. Les autres sont des cellules bêta qui sécrètent l'insuline: 

Le glucagon est une hormone formée d'une seule chaine peptidique contenant 29 acides aminés. Il est une hormone hyperglycémiante c'est-à-dire qui augmente la glycémie au niveau égal ou supérieur à 1g/l.

L'insuline est une hormone formée de deux chaines peptidiques contenant respectivement 51 acides aminés. Elle est une hormone hypoglycémiante c'est-à-dire qui diminue la glycémie en deçà de 1g/l.

2-1-Regulation fonctionnelle : la glycémie, source principale d’énergie pour l’organisme est réglée essentiellement par deux hormones ; l’insuline et le glucagon.

Le système hypoglycémiant : l’insuline est la seule hormone hypoglycémiante. C’est un polypeptide de 51 acides aminés, élaboré par les cellules β des ilots de Langerhans (ces ilots constituent les pancréas endocrine). La biosynthèse de l’insuline met en jeu les mécanismes habituels de la synthèse des protéines. L’insuline est l’hormone d’utilisation du glucose.

Dans les cellules capables de stocker du glucose, elle favorise la formation du glycogène (cellules hépatiques et musculaires) ou de graisse (tissu adipeux)

 Dans la majorité des cellules (cellules nerveuses, cellules du tube digestif et les reins font exception) ; elle active la pénétration du glucose. Dans les cellules utilisatrices du glucose, elle favorise la glycolyse (première étape des oxydations respiratoires) et donc la consommation du glucose.

Les cellules cibles de l’insuline possèdent des récepteurs membranaires spécifiques sur lesquels se fixe l’hormone. La réaction cellulaire est déjà programmée et se traduit selon les cas par une activation ou inhibition des enzymes responsables des réactions chimiques induites par l’effet hormonal.

Le diabète sucré peut être due à l’insuffisance de la production d’insuline ou à l’insuffisance du nombre de récepteurs. Seul le premier cas peut être traité par l’insuline injectable (diabète insulino-dépendant).

Le système hyperglycémiant :

Plusieurs hormones ayant des effets hyperglycémiants sont secrétées en cas de besoin de glucose. De nature chimique variée, elles ont des actions diversifiées.

Le glucagon est un hormone peptidique secrété par les cellules α des ilots de Langerhans. Antagoniste de l’insuline, il agit essentiellement sur le foie ou il provoque la glycogénolyse et favorise la néoglucogenèse

L’adrénaline, secrétée par des médullosurrénales, à la même action que les glucagons, mais ses effets sont plus rapides et plus bref. Sa libération est déclenchée par des messages nerveux.

Le cortisol hormone stéroïde des corticosurrénales, a une action lente, il agit principalement sur les tissus périphériques (muscles, tissus adipeux) au niveau des quels, il augmente la dégradation des protéines et des lipides, économisant ainsi le glucose.

L’hormone de croissance, d’origine hypophysaire et les hormones thyroïdiennes ont également des effets hypoglycémiants.

Dans les conditions habituelles, la glycémie est maintenue à une valeur moyenne par le jeu des hormones pancréatiques ; insuline et glucagon. Toutes variations de l’une d’entre elle est automatiquement corrigée par une variation de sécrétion de l’hormone antagoniste ; il y a régulation par rétroaction négative.

Le système réglant est relativement simple : les cellules détectant les écarts sont aussi celle qui commande la réponse effectrice (les cellules α et β du pancréas sont à la fois des glucorécepteurs et des cellules endocrines). Les organes effecteurs sont le foie, les muscles et les tissus adipeux. Le système nerveux possède aussi des glucorécepteurs localisés au niveau de l’hypothalamus, il intervient surtout dans des circonstances particulières (émotion, stress, baisse brutale de la glycémie).

Dans ces conditions, l’adrénaline, apparait comme l’hormone d’urgence, tandis que le cortisol dont l’action est lente et durable, est l’hormone compensatrice (économisant le glucose tout en restaurant se réserves par la néoglucogenèse).

Le système nerveux assure donc plutôt une adaptation, une régulation. L’exemple de la glycémie montre une régulation où le système hormonal intervient de façon prépondérante, il souligne l’importance de la consommation hormonale de l’organisme.

Régulation de la glycémie, un équilibre entre les actions des hormones hypoglycémiantes et des hormones hyperglycémiantes.

                                                               Les schémas de régulations


2025-06-12 11:54:07 / pascaline@magoe.gn

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