Cycles sexuels et la régulation de la sécrétion des hormones sexuelles :
Quels sont les cycles sexuels chez la femme ?
L’appareil génital de la femme est caractérisé par un fonctionnement cyclique qui débute à la puberté et s’achève à la ménopause. A chaque cycle se répète une série de transformation complexe et synchronisées. Au cours du cycle sexuel les ovaires, l’utérus et le col de l’utérus subissent d’importantes modifications dirigées par la région hypothalamo-hypophysaire (durée moyenne 28 jours)
- Cycle ovarien :
La fonction la plus évidente des ovaires consiste à produire et à libérer à chaque cycle une (parfois deux) cellules sexuelles fécondable, l’ovocyte (l’ovule).
Le cycle ovarien comprend deux phases séparées par l’ovulation
Phase folliculaire : d’une durée variable de12 à 18jours en moyenne et est caractérisée par le développement du follicule, qui murit l’ovocyte qu’il contient et secrète par sa thèque interne une hormone, œstradiol.
L’ovulation : qui a lieu au 14e jours du cycle, correspond à la libération de l’ovocyte (futur gamète femelle)
Phase lutéale ou lutéinique : de durée relativement constante (13 à 14 jours), est caractérisée par la formation, le fonctionnement et la régression du corps jaune. Ce dernier, par sa fonction glandulaire secrète des hormones (l’œstradiol et la progestérone). En cas de fécondation, il persiste jusqu’au milieu de la grossesse (corps jaune gestatif) en l’absence de la fécondation, il régresse et un nouveau cycle ovarien peut reprendre.
- Cycle utérin :
Organe où se développe un éventuel embryon, tapissé ultérieurement par la muqueuse utérine où parallèlement aux modifications présentées par les ovaires, l’utérus subit également des transformations cycliques qui affectent essentiellement l’endomètre.
Durant la phase folliculaire, l’endomètre s’épaissit progressivement et se creuse de glandes en doigts de gants.
Durant la phase lutéale, l’endomètre continue à proliférer et atteindre son épaisseur maximum (8mm) : les glandes se développent, se vascularisent abondamment, on parle de « dentelle utérine ». Les contractions utérines qui existaient lors de la phase folliculaire cessent (silence utérine), l’endomètre devient donc favorable à l’accueil d’un éventuel jeune embryon. Si aucun embryon n’est venu s’implanté il se produit à la fin de la phase lutéinique, une régression brutale de l’endomètre accompagnée d’hémorragie établie sur les trois à cinq premiers jours du cycle suivant : Ce sont les règles ou menstruation.
A la fin des règles, la fine couche d’endomètre qui subsiste recommence à proliférer.
- Le cycle hormonal :
Comment se fait la régulation des cycles sexuels chez la femme et chez l’homme :
La régulation des cycles sexuels chez l’homme et chez la femme se fait par l’intermédiaire du complexe hypothalamo-hypophysaire.
L’hypothalamus réagit sur l’hypophyse par l’intermédiaire d’une neuro hormone GnRH appelée gonadolibérine et est libérée dans le sang à l’extrémité des axones hypothalamiques. La GnRH est un facteur indispensable à la libération des gonadotrophines –hypophysaire FSH (homme folliculo stimuline) et LH (lutéo-hormone ou lutéinisante hormone). L’hypophyse contrôle le fonctionnement des gonades mâles et femelles par l’intermédiaire de ces deux gonadotrophines ou gonadostimulines FSH et LH.
c-1- Régulation des fonctions testiculaires :
Les hormones FSH, LH sont secrétées de façon continue chez l’homme depuis la puberté.
La LH stimule les cellules interstitielles pour la sécrétion de la testostérone. La FSH active directement la production spermatozoïde au niveau des tubes séminifères.
c-2- Régulation des fonctions ovariennes :
Chez la femme, l’hypophyse secrète des hommes FSH, LH de manière cyclique et discontinue de la puberté à la ménopause.
- La FSH intervient dans la maturation des follicules et agit sur la sécrétion des œstrogènes.
- La LH qui déclenche l’ovulation grâce à un « pic » de sécrétion très important vers le milieu du cycle, puis provoque la transformation des follicules rompu au corps jaune.
En l’absence de fécondation, le corps jaune s’atrophie, ce qui entraine une chute qui a pour conséquence la destruction de l’endomètre (menstruation et la reprise d’un nouveau cycle sexuel).
NB : les FSH et LH peuvent agir sur les gonades (ovaires et testicules) pour la sécrétion par les ovaires des œstrogènes et de la progestérone et par les testicules de la testostérone. Ces hormones sont responsables des caractéristiques de la puberté.
Comment les hormones ovariennes modifient l’activité du complexe hypothalamo- hypophysaire par rétroaction ?
Le complexe hypothalamo-hypophysaire détecte à tout moment les variations des taux sanguins d’hormones ovariennes. En fonction des taux détectés, ce complexe modifie son activité, les hormones ovariennes agissent donc en retour sur le système de commande : ce phénomène est une rétroaction.
Rétroaction négative : la détection d’une hausse des taux hormonaux ovariens est suivie par la diminution des secrétions des gonadostimulines dont le taux sanguin s’abaisse. En revanche, la détection d’une chute de taux hormonaux ovariens est suivie par une augmentation des secrétions des gonadostimulines, leur taux sanguin s’élève.
De cette manière, les taux hormonaux ovariens sont maintenus chaque jour du cycle aux alentours de leur valeur « repères ».
Rétroaction positive avant l’ovulation : quelques jours avant l’ovulation les œstrogènes sont produit en grande quantité. Plus la quantité d’œstrogène ovariens augmente, plus les secrétions de FSH et LH augmente ainsi de suite.
Cette rétroaction qui tend à amplifier les perturbations est qualifiée de positive. Elle permet aux follicules à maturité de secréter de grandes quantités d’œstrogène et provoquer un « pic » de LH utérine et s’engagent dans les trompes (seuls quelques spermatozoïdes vont parvenir à l’ovule dans les tiers supérieur de la trompe).
L’ovule recueilli par le pavillon de la trompe à un déplacement plus réduit et passif (grâce aux cils du pavillon).
Rétrocontrôle de la testostérone :
Le complexe hypothalamo-hypophysaire répond à une augmentation du taux de testostérone par une diminution de la sécrétion de gonadostimuline (LH en particulier), la testostérone exerce donc une rétroaction négative sur le complexe.
2025-06-12 12:56:02 / pascaline@magoe.gn
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