- L’intégration Neuro-Hormonale

Régulation de l’activité cardiaque et de la pression artérielle

Structure du cœur et ultrastructure du myocarde

Le cœur est formé de deux moitié indépendantes, comprenant chacune une oreillette et un ventricule. Les oreillettes ont des parois minces et reçoivent le sang venant des veines. Les ventricules ont des parois épaisses et refoulent le sang des artères.

Le cœur est composé d’un tissu musculaire, le myocarde. Il est limité extérieurement par le péricarde et intérieurement par l’endocarde. C’est un muscle strié formé du myocarde proprement dit et du tissu nodal.

Le myocarde proprement dit est formé de fibres Y unies en réseau dont les mailles emprisonnent les éléments conjonctifs. Dans chaque fibre, le noyau unique est axial et le système fibrillaire est périphérique. Les jonctions entre les fibres forment des disques intercalaires bien visible. Le microscope électronique révèle d’une structure très comparable à celle des muscles squelettiques, si ce n’est que les triades LTL sont situées non à la limite AI, mais au niveau des stries Z.

  • Le tissu nodal est un tissu myocardique ayant conservé certains caractères embryonnaires ; sarcoplasme abondant, système fibrillaire réduit. Il est formé de deux amas ou nœuds, situés l’un dans le sinus veineux (c’est le nœud sinusal de Keith et Flack ou nœud sinus auriculaire), l’autre dans la cloison inter auriculaire (c’est le nœud septal ou nœud de Tawara ou auriculo ventriculaire) de ce dernier, part le faisceau de Hiss qui se ramifie dans les ventricules : réseau de Purkinje.
  • Mécanisme de fonctionnement automatique du cœur :

    Comment le cœur fonctionne-t-il ?

    Le cœur est un muscle creux dont l’activité assure la circulation du sang dans l’organisme. Les manifestations perceptibles de l’activité cardiaque sont entre autres : les battements cardiaques et le pouls, le cœur est toujours en activité tant que l’individu est en vie et son arrêt est synonyme de mort.

    Le cœur fonctionne-t-il de manière involontaire ?

  • Mise en évidence :
  • Expérience : un cœur isolé de l’organisme est suspendu à un crochet et plongé dans un liquide physiologique.
  • Résultat : le cœur continu de battre de manière rythmique, cela pendant un temps relativement long.
  • Conclusion : le cœur fonctionne de façon automatique et involontaire, il est doué d’automatisme : on parle d’automatisme cardiaque, le cœur porte donc en lui-même les éléments de son propre fonctionnement.
  • Quel est le siège de l’automatisme cardiaque ?
  • Le tissu nodal doué d’activité rythmique est le siège de l’automatisme cardiaque.

  • Fonctionnement du tissu nodal :
  • L’implantation d’électrode réceptrice dans le tissu nodal permet d’enregistrer des potentiels d’action (PA)

  • Naissance des potentiels d’actions (PA) :
  • Les PA qui sont à l’origine de la contraction du myocarde naissent de façon spontané et rythmique dans le nœud sinusal, arrivent dans le myocarde auriculaire ou il provoque la contraction des oreillettes. Les PA provenant du nœud sinusal parviennent au nœud septal, ensuite au faisceau de Hiss et en fin au réseau de Purkinje ou il déclenche la contraction des ventricules.

    Ainsi, c’est le nœud sinusal qui impose son rythme à l’ensemble du myocarde. Li est donc le moteur de l’automatisme cardiaque et est appelé pour cela « pacemaker » (stimulateur).

Le cardiogramme :

  • C’est l’enregistrement graphique de l’activité mécanique du cœur à l’aide d’un cardiographe.

    Le cardiogramme comprend trois (3) phases :

  • 1ère phase : (segment PQ du tracé) : qui traduit la systole auriculaire ; les ventricules étant relâché.
  • 2ème phase : (segment PQR du tracé) : il traduit le relâchement des oreillettes (PQ) suivi de la systole ventriculaire (QR).
  • 3ème phase : (segment RST du tracé) : qui traduit le relâchement total du cœur ou diastole général.

 

  1. L’électrocardiogramme :

C’est l’enregistrement de l’activité électrique du cœur au cours d’un cycle cardiaque. L’enregistrement est constitué de plusieurs ondes appelées onde P, complexe QRS et onde T. L’onde P correspond à la dépolarisation de l’oreillette qui précède et déclenche la systole auriculaire. Le complexe QRS correspond à la dépolarisation du ventricule qui précède et déclenche la systole ventriculaire. L’onde T correspond à la repolarisation ventriculaire.

Mécanisme de la régulation de l’activité cardiaque et de la pression artérielle :

1-Mécanisme nerveux :

Les centres nerveux cardiomodérateurs et cardio accélérateurs :

L’excitation de la zone du bulbe rachidien ou nait le nerf vague (10e paire de nerf crâniens) provoque un ralentissement du rythme cardiaque. Le centre nerveux situé dans le bulbe rachidien est un centre nerveux cardio modérateur.

L’excitation de la zone de la moelle épinière ou naissent les fibres orthosympathiques entraine une accélération du rythme cardiaque : le centre nerveux situé dans la moelle épinière est un centre cardio accélérateur. Ce centre se trouve en partie dans le bulbe rachidien. Les différents centres nerveux qui influencent le rythme cardiaque sont des centres cardio régulateurs.

  1. Les voies sensitives : nerf de Hering et nerf Lud wig cyon.

Le nerf de Hering se situe dans la carotide au niveau du sinus. Le nerf de Lud wig cyon se trouve dans les vaisseaux aortiques. Ces deux nerfs forment les nerfs sino-aortiques. Les terminaisons nerveuses des nerfs sino-aortiques sont sensibles aux variations des facteurs physiques et chimiques du sang.

Nous distinguons :

- Les barorécepteurs, sensibles aux variations chimiques de la pression sanguine (facteurs physiques)

- les chimiorécepteurs, sensibles aux variations chimiques du sang (exemple : taux de CO2), « insuffisance de O2 ».

Ces récepteurs véhiculent les influx nerveux aux centres.

  • Si la pression sanguine s’élève, l’excitation des barorécepteurs déclenchent successivement une augmentation de la fréquence des potentiels le long des nerfs de Hering et Cyon. Une excitation du centre inhibiteur bulbaire, une augmentation de la fréquence des potentiels le long des nerfs vagues et finalement une réduction de la fréquence cardiaque et du volume systolique, ce qui a pour effet de faire baisser la pression sanguine.
  • Si au contraire, la pression sanguine s’affaiblit, la fréquence des influx diminuent et le nœud sinusal, partiellement libéré du frein vagal, impose au cœur un rythme plus rapide qui provoque une remontée de la pression sanguine.
  1. Les voies motrices : nerf para et orthosympathique

Les nerfs para sympathiques :

La section du nerf vague ou nerf pneumogastrique entraine une accélération du rythme cardiaque.

Si après section du nerf vague, on excite le bout périphérique, on observe un ralentissement des battements suivi de l’arrêt du cœur en diastole. Le nerf vague est un nerf parasympathique (nerf cardio modérateur). Lorsque les excitations du bout périphérique du nerf vague se poursuivent après l’arrêt en diastole, on remarque que rythme cardiaque reprend progressivement.

Les nerfs orthosympathiques :

La section des fibres orthosympathiques provoque un ralentissement du rythme cardiaque. L’excitation du bout périphérique des fibres orthosympathiques entraine une accélération du rythme cardiaque. Les fibres ortho sympathiques ont donc une action accélératrice sur le cœur : ce sont des nerfs cardio accélérateurs.

  1. Mécanismes humoraux :

Associé au mécanisme nerveux, un contrôle humoral est exercé par la glande médullosurrénale qui libère l’adrénaline vasoconstrictrice dans les territoires cutanés, mais vasodilatatrice dans les territoires musculaires actifs.

Variations du volume sanguin :

Les mécanismes de régulation de la circulation s’exercent également sur le volume sanguin (volémie). La régulation de la volémie est liée à la libération d’hormone ADH qui, en augmentant la réabsorption d’eau par le rein, rétablit le volume sanguin insuffisant.

Une diminution plus importante du volume sanguin provoque la sécrétion de la rénine par les cellules juxtaglomérulaires qui par l’intermédiaire de l’angiotensine, entraine une vasoconstriction et une sécrétion d’aldostérone. Cette dernière déclenche une réabsorption importante de Na+ par le rein, donc une diminution de la diurèse. Ces trois substances : rénine, angiotensine et aldostérone seraient vraisemblablement impliquées dans l’hypertension humaine.

Enfin, si le déficit circulaire est plus sévère, un mécanisme de reflexe s’installe par l’intermédiaire des récepteurs sensible aux variations de volume (volorécepteur) situé dans la paroi de l’oreillette droite, donc le circuit à basse pression. Les nerfs sensitifs sont constitués par des filets du nerf vague jusqu’à des connexions bulbaires reliées à des noyaux de l’hypothalamus qui contrôlent la sécrétion d’ADH.

Schéma général d’un mécanisme d’homéostasie rétroactif aux récepteurs d’envoyer les informations vers les centres bulbaires.

Une voie d’entrée (arc reflexe afférant) permet aux récepteurs d’envoyer les informations vers les centres bulbaires.

Une voie de sortie (arc reflexe efférent) envoie le signal correcteur émis par les centres bulbaires aux effecteurs.

Quelle est l'action des médiateurs chimiques sur le cœur ?

Les substances chimiques ou les médiateurs chimiques qui sont conduites vers le cœur assurent également la régulation du fonctionnement cardiaque.

Elles sont principalement l'acétylcholine et les catécholamines (adrénaline et noradrénaline).

L'acétylcholine : est un neuromédiateur ou neurotransmetteur située dans la moelle épinière et transmise au cœur par le nerf parasympathique.

L'acétylcholine joue au niveau du cœur, le rôle de vasodilatation et de modération du rythme cardiaque.

La noradrénaline : est un neuromédiateur sécrété par le médullosurrénal et conduite vers le cœur à partir du nerf sympathique en passant par le bulbe  rachidien.

La noradrénaline est une hormone qui joue le rôle de vasoconstriction et l'accélération du rythme cardiaque.

NB :

-Le rôle des nerfs cardiaques est de modifier l'activité du cœur de manière à adapter l'organisme face aux circonstances nouvelles.

Le cœur joue un rôle important dans la régulation de la pression artérielle tout comme certains organes.


2025-06-12 12:09:15 / pascaline@magoe.gn

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