Equilibre hydrominéral
-Définition du milieu intérieur
Au niveau des organes une partie du plasma sanguin traverse la paroi des capillaires artérielles se repend dans les espaces intercellulaires et baigne directement dans les cellules. Ce liquide lacunaire (lymphe inertielle) est ensuite collecté, soit par les capillaires veineux, soit par les vaisseaux lymphatiques (lymphe circulant) qui assurent son retour au sang. Ainsi la plupart des cellules de l’organisme ne sont pas en contact du milieu extérieur.
Elles vivent au sein du liquide lacunaire, véritable milieu intérieur (Claude Bernard) avec lequel elles réalisent tous leurs échanges. Le liquide lacunaire étant formé à partir du plasma sanguin, on peut dire que le milieu intérieur est formé par l’ensemble : plasma sanguin + liquide lacunaire + lymphe.
Grace à la circulation, le milieu intérieur est sensiblement le même dans tous les organes. Il place ainsi toutes les cellules dans les conditions de vie analogue et assure l’unité physiologique de l’organisme. Grace à l’intervention de mécanisme de régulation le milieu intérieur présente une remarquable constante de température, de PH et de concentration.
Chez l’homme, l’eau constitue le 7/10 du poids du corps dont 5/10 pour les liquides intracellulaires (milieu intérieur).
Les substances minérales, généralement ionisées, donnent à tous les liquides de l’organisme une certaine concentration saline et, par suite, une certaine pression osmotique.
Le rôle des reins dans la régulation
La régulation osmotique du milieu intérieur est due aux reins, agissant sous contrôle hormonal.
Chaque rein est constitué d’environ un million de tube urinaire (néphrons) richement irrigués au niveau desquels se forme l’urine en trois phases :
Une filtration : au niveau de la capsule de Bowman et du glomérule, s’opère une simple filtration (dialyse) qui retient les protéines et les lipides, mais laisse passer l’eau, les sels minéraux, les glucoses, les acides aminés, l’urée, l’acide urique et la créatine.
Une réabsorption : au niveau du segment tubulaire proximal s’opère une réabsorption partielle de l’eau et des sels minéraux de façon passive, une réabsorption totale du glucose et des acides aminés de façon activé. La réabsorption de l’eau est réglée par l’hormone anti diurétique de la neurohypophyse, tandis que la réabsorption du sel est contrôlée par l’aldostérone, hormone corticosurrénale.
Une sécrétion : elle se réalise au niveau du segment tubulaire distal. Certaines substances sont secrétées telles que l’ammoniaque, l’acide urique, la créatine quelques ions K+ et divers médicaments.
Comparaison entre le plasma et l’urine :
Le tableau ci-après indique les principaux constituants de l’urine et du plasma
|
Principaux constituants (g/l) |
Plasma sanguin |
Urine |
|
Eau |
900 |
950 |
|
Chlorures (NaCl) |
7 |
10 |
|
Sulfates |
0,02 |
2 |
|
Phosphates |
0,04 |
2 |
|
Protides |
80 |
0 |
|
Lipides |
5 |
0 |
|
Glucides |
1 |
0 |
|
Urée |
0,3 |
20 |
|
Acide urique |
0,03 |
0,6 |
|
Ammoniaque |
0 |
0 ,5 |
En comparant l’urine au plasma que contactez-vous ?
En comparant l’urine au plasma sanguin on constate que :
- le glucose, les protéines et les lipides présents dans le plasma sont absents dans l’urine. Vis à vis de ces substances, les reins jouent le rôle d’une barrière.
- les sels minéraux (chlorures, sulfates et phosphate), l’eau, l’urée, l’acide urique présent à la fois dans le plasma et dans l’urine sont à des concentrations différentes supérieures dans l’urine. Vis à vis de ces substances, les reins jouent le rôle d’un filtre sélectif.
- l’ammoniaque présent dans l’urine, absent dans le plasma montre que les reins élaborent certaines substances : ils ont un rôle sécréteur.
L’urine se forme dans les reins à partir du plasma sanguin (voir les trois étapes ci-dessus).
L’équilibre hydrodynamique est un aspect de l’homéostasie (état de stabilité apparente de l’ensemble des propriétés de l’organisme). Il a pour objet de maintenir, dans certains limites la teneur en eau et en sels minéraux de l’organisme. Ces teneurs influencent sur la pression osmotique du milieu intérieur. Celle-ci régit les échanges entre l’organisme et son milieu, elle a une action sur la régulation du volume sanguin ou volémie. Les reins qui assurent l’élimination de l’eau, des sels minéraux et d’autres substances maintiennent l’équilibre entre les entrées et les sorties de ces substances : ce sont des organes effecteurs de la régulation de l’équilibre hydrominéral.
REGULATION DE LA TENEUR EN EAU ET EN SODUIM :
- La régulation de la teneur en eau :
Une modification de la teneur en eau du milieu peut avoir deux conséquences :
Une variation dans le même sens de la volémie et une variation en sens contraire de la pression osmotique. Ces variations stimulent des récepteurs spécifiques. Les volorécepteurs et les osmorécepteurs.
- ces signaux sont envoyés sous forme de message nerveux dans l’hypothalamus qui organise la réponse correctrice.
- la réponse est constituée par une baisse ou une augmentation de sécrétion d’hormone anti-diurétique (ADH). Cette hormone secrétée par l’hypophyse postérieur agit sur les cellules des tubes collecteurs des reins et augmentant leur perméabilité à l’eau. La réabsorption de l’eau est ainsi accrue et le débit urinaire diminue (effet anti diurétique).
b- La régulation de la teneur en sodium :
- une variation de la teneur du sodium est décelée directement au niveau du néphron par des cellules de la paroi des vaisseaux glomérulaires. Lorsque la teneur Na+ baisse, ces cellules mettent en jeu le système rénine angiotensine ; elles produisent une enzyme, la rénine, qui catalyse la formation d’une hormone, l’angiotensine, à partir d’une protéine secrétée par le foie (angiotensinogène).
- l’angiotensine a plusieurs effets :
- Au niveau des corticosurrénales elle déclenche la sécrétion de l’aldostérone, hormone favorisant la résorption tubulaire du sodium par transport actif,
- Au niveau des centres nerveux, elle détermine la sensation de soif, elle a ainsi indirectement une action sur la teneur en eau de l’organisme si la sensation de soif est suivie d’une ingestion d’eau.
Régulation de la teneur en PH :
Le pH du milieu intérieur (7,35 et 7,45) est remarquablement stable et cette stabilité est une nécessité vitale pour l’organisme.
Les causes de variation du PH du milieu intérieur sont nombreuses : production du CO2 de l’acide lactique, consommation de légume ou des feuilles (PH basique). La régulation peut être réalisée dans le milieu intérieur lui-même ou au niveau des organes d’élimination (poumons et reins)
Régulation par le système tampons :
Le plasma est un « système tampon ». Grace au système carbonique
Hydrogénocarbonate du plasma, mais aussi aux protéines ou des phosphates capables de fixer les ions H+. Toutes variations de la teneur en ions H+ du milieu intérieur déplace des réactions d’équilibres dans un sens ou dans un autre entrainant la libération ou la fixation d’ions H+ par le système tampon.
Régulation par le système d’élimination :
L’organisme possède deux séries d’organes d’élimination des ions H+
- Le rôle de la ventilation pulmonaire :
Une augmentation de la teneur du sang en CO2 entraine une augmentation de sa teneur en ion H+ ce qui entraine l’augmentation du rythme respiratoire. Le rythme et l’amplitude de la ventilation pulmonaire sont commandés par un mécanisme reflexe.
- Le rôle de l’élimination rénale :
Les reins éliminent dans l’urine les ions H+ et cette expression qui est modifiée selon les circonstances participent à maintien de l’équilibre acido-basique du milieu intérieur. En cas d’acidose du sang le rein excrète d’avantage d’ions H+.
Légende
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Osmorécepteurs |
|
Réabsorption d’eau et baisse de la diurèse |
|
Hypothalamus |
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Augmentation de la Diurèse |
|
Neurohypophyse |
|
Ingestion d’eau |
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Elaboration de l’ADH |
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Mise en réserve et libération de l’ADH |
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Volume des liquides LEC |
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Taux de l’ADH |
|
+ |
|
- |
|
- |
|
+ |
|
+ |
|
- |
Augmentation LEC : liquides extracellulaires
Diminution - Inhibition + Stimulation
|
Soustraction d’eau, apport de NaC |
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Hypertension Osmolarité du filtrat et baisse : Système nerveux sympathique
|
|
Cellules juxto- glomérulaires |
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Rénine |
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Angiotensinogène inactif |
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Angiotensine I |
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Angiotensine II actif |
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Corticosurrénales |
|
Aldostérone |
|
Rétention de Na+ Excrétion de K+ |
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Vasoconstriction des artérioles. Vasoconstriction intra rénale, baisse de la filtration glomérulaire |
|
Système rénine-angiotensine |
REGULATION DE L’HORMONE ANTIDIURETIQUE (ADH)
2025-06-12 11:14:01 / pascaline@magoe.gn
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