Le mono hybridisme :

Le mono hybridisme est la transmission d’un seul couple de caractère des parents aux descendants. Par exemple la taille, la couleur, la forme, l’état, la nature, la longueur de groupe sanguin etc. il s’exprime sur 2 formes :

Mono hybridisme autosome :

C’est le cas où le gène est porté par un autosome ou chromosome homologue (chromosomes non sexuel). Cette transmission obéit clairement aux lois de Mendel.

Notion de backcross : (back=retour, cross=croisement) en français croisement de retour c'est-à-dire prendre l’hybride de la FI croisé avec l’un des parents dominant ou le parent récessif.

Back-cross :  F1 x PD Ou F1 x PR (PD = parent dominant, PR= parent récessif)

Ce croisement a été réalisé à la suite d’une curiosité, s’était pour savoir ce que ça va donner ; mais le résultat est toujours 50% de part et d’autre ou 100% avec le parent dominant.

Notion de test-cross : (test= analyse, cross= croisement) en français croisement d’analyse, tout ce que nous avons exposé plus haut sur les lois de l’hérédité des caractères montre clairement que d’après le phénotype de l’organisme, on ne peut juger assez entièrement de sa structure héréditaire, de son génotype. Par exemple, le pois à grains jaune et lisse peut être homozygote (génotype AABB), mais il peut être di hétérozygote (Aa Bb) ou hétérozygote d’après une paire d’allèles (AA Bbc et Ab BB). On ne peut définir le génotype que d’après le caractère de la disjonction de la génération hybride.

Pour cela ont utilisé largement le croisement d’analyse qui est le croisement d’un individu dont on veut déterminer le génotype, avec une forme purement récessive en ce qui concerne les allèles étudiés. La forme récessive a le génotype aa bb et fournit des gamètes d’une seule catégorie : ab. Ce croisement permet de déterminer, dans la première génération d’hybride, les gamètes de la forme analysée.

Interprétation du test-cross :

Admettons qu’un pois à grain verts ridés soit croisé avec un pois à grain jaunes lisses dont les génotypes soient inconnus et qu’on ait obtenu une descendance dans laquelle 25% des plantes ont des graines jaunes lisse, 25% des grains jaunes ridés, 25% des verts lisse et 25% des grains verts ridés. Sur la base de ces données que pouvons-nous dire du génotype de la forme que nous avons choisie pour le croisement ? Assurément, on peut affirmer qu’elle égale, autrement dit qu’elle était hétérozygote pour deux paires d’allèles.

Admettons que dans un autre croisement analogue de plantes aux mêmes caractères nous n’ayons obtenu, dans la descendance, aucune disjonction et que toutes les plantes n’aient eu que des caractères dominants (grains jaunes lisser). Ceci veut dire que l’individu que nous avons pris était homozygote (AA BB) pour les allèles dominants.

Les formes de mono hybridisme autosomal :

Le mono hybridisme autosomal s’exprime sur trois (3) cas simples :

  1. 1er cas simple ou dominance absolue :

Dans cette transmission nous constatons que l’un des allèles est dominant et l’autre est récessif, le phénotype de l’allèle dominant se remarque toujours à la F1 (première génération). Ou la dominance absolue se caractérise par l’apparition d’un parent à la F1, C’est ce qui fait qu’a la F2 (deuxième génération) ont obtient les rapports :

  • Phénotypique : 3/4 +1/4
  • Génotypique : 1/4 + 2/4 + 1/4.

Les ¾ rappelle le parent dominant et le ¼ rappelle le parent récessif.

Le premier ¼ rappelle le parent dominant a l’état homozygote, les 2/4 rappellent la F1(hétérozygote), le dernier ¼ rappelle le parent récessif.

La formule : P1 x P2 = P1 ou P2

  1. 2ème cas simple : Sans dominance (codominance) :

Elle est de type intermédiaire le phénotype de la F1 entre les phénotypes des parents. Dans cette transmission la F1ne rappelle aucun des parents. Alors on trouvera dans ce type de transmission 3 phénotypes différents (P1, P2, F1). A la F2 le rapport phénotypique est égal au rapport génotypique = 1/4 + 2/4 + 1/4. Le premier 1/4 rappelle le P1ou phénotype 1, les 2/4 rappellent la F1et dernier 1/4 rappelle le P2 ou phénotype parental 2.

  1. 3ème cas simple : Gene létal ou léthal :

(Le mot létal dérive du latin : letum = mort) le gène létal est un gène dont l’action est telle que les œufs ou les embryons homozygotes pour ce gène ne sont pas viables. Chez les hétérozygotes au contraire son action nocive est corrigée par allèle normal.

Dans ce cas de monohybridisme, la descendance présente les proportions de 23+13
 au lieu de34+14
. Ces résultats s’interprètent dans le cadre des gènes létaux.

Par exemple c’est le cas des souris jaunes homozygotes, de l’hémophilie chez l’Homme (femme). Etc…

  1. Mono hybridisme gonosomal ou hétérosomal ou l’hérédité liée au sexe :

Détermination génétique du sexe :

La coupure de l’espèce en deux sexes (de sectus = séparation) s’observe chez la très grande majorité des animaux et se retrouve chez quelques végétaux (sale, ortie) qualifié de dioïques.

Chez la drosophile par exemple, le sexe est déterminé par les chromosomes X et Y. chez la femelle du corps renferment le couple XX. Il en de même des ovogonies qui, au cours de la méiose, donne naissance à des ovules tous semblables possédant le chromosome X.  Chez le mâle, toutes les cellules du corps sont du type XY. Il en est de même des spermatogonies qui, au cours de la méiose, donnent des spermatozoïdes de deux sortes : les uns possédant le chromosome X, les autres chromosomes Y.

Le sexe de la progéniture est donc déterminé, au moment de la fécondation, par le spermatozoïde seulement.

Ovule X + spermatozoïde X                     œuf XX (femelle)

Ovule X + spermatozoïde Y                     œuf XY (mâle).

Exception remarquable :

  • Chez les mammifères et chez la plupart des animaux et chez certains végétaux, le sexe homogamétique XX est la femelle et le sexe hétérogamétique XY est le mâle, pour ces espèces c’est le spermatozoïde que détermine le sexe des futures progénitures.
  • Chez les oiseaux précisément les volailles le chromosome Y est totalement absent, alors le sexe homogamétique XX ou ZZ est le mâle et le sexe hétérogamétique XO ou Zw est la femelle.
  • Chez les papillons, les reptiles (triton) et quelques diptères, contrairement chez les volailles le chromosome Y est présent, alors le sexe homogamétique XX est le mâle et le sexe hétérogamétique XY est la femelle.

Pour ces espèces c’est l’ovule qui détermine le sexe des futures progénitures.


2025-06-11 14:41:41 / pascaline@magoe.gn

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