1. Transmission de deux caractères le di hybridisme :

Le di hybridisme est la transmission de deux couples d’allèle des parents aux descendants. Ou le dihybridisme est la transmission de deux caractères.

A priori, deux possibilités sont à envisager quant à la transmission des deux caractères, si l’on suppose ceux-ci portés par les chromosomes : les deux caractères peuvent dépendre de deux chromosomes ou d’un seul (linkage).

Transmission de deux gènes séparément ou la ségrégation indépendante :

Lors du croisement de deux lignées pures différentes on observe une uniformité des hybridités de la première génération et une hétérogénéité des générations, suivantes. C’est le résultat de la ségrégation indépendante des allèles lors de la gamétogénèse et de leur réassociation au hasard lors de la fécondation.

Les deux couples de caractères sont transmis séparément car les gènes correspondants sont portés par des chromosomes différents.

Le di hybridisme avec ségrégation indépendante n’est que la superposition de deux (2) mono hybridisme. Ainsi le croisement F1                                                          x F1 = F2 et les proportions seront :

  • Dominance absolue :

34+14 34+14=916+316+316+116
  Ou 9 :3 :3 :1

  • Dominance et codominance :

34+14 14+24+14 =316+616+316+116+216+116
  Ou 6. 3. 3. 2. 1 :1

  • Simple back-cross :

34+14 12+12=38+38+18+18
   Ou 3. 3. 1. 1

  • Double back-cross :

12+12 12+12=14+14+14+14
: 1. 1. 1. 1.

  • Double codominance :

14+24+14 14+24+14=116+216+116+216+416+216+116+216+116 

Ou 4. 2. 2. 2. 2. 1. 1. 1. 1.

Ces résultats Mendéliennes sont compatibles souvent avec les résultats expérimentaux dans les exercices et tous les exercices de la ségrégation indépendante se retrouvent dans ces rapports. (Résultats théoriques de Mendel).

  1. Transmission de deux gènes liés : estimation de la distance entre les gènes ou Le Linkage :

Exception à la 3e loi de Mendel :

La ségrégation indépendante des facteurs dans les gamètes de l’hybride n’est pas un cas général. Le hasard a voulu que, dans toutes ces expériences de di et de poly hybridisme, Mendel puisse constater ce type de transmission. D’autres biologistes ont mis en évidence la possibilité d’une liaison des caractères (on dit alors que les gènes sont <<liés>>) et cette liaison (en Anglais : Linkage = to Link = unir) est souvent accompagnée de recombinaison (crossing-over), les premiers de ces biologistes étaient l’Américains Thomas Hunt Morgan).

On doit donc supporter que les facteurs conditionnant ces caractères liés, sont portés par le même chromosome.

Le génotype s’écrit : AAaa
 au lieu de A a Bb 

Dans le linkage souvent nous avons deux types de liaisons.

Liaison totale : lors d’une liaison totale entre deux gènes, la composition de F2 ressemble à celle observée dans un cas de Monohybridisme. On observe deux (2) phénotypes. Il n’y a aucun phénotype recombiné dans la descendance.

Liaison partielle : lors d’une liaison partielle entre deux (2) gènes, la possibilité de crossing-over aboutit à un pourcentage de recombinés, variable selon les cas, mais toujours différent de celui observé dans un cas classique de dihybridisme. On observe quatre (4) phénotypes proches deux à deux, dont deux phénotypes parentaux et deux phénotypes recombinés. Ce phénomène est utilisé pour calculer la distance d2 relative entre deux gènes et entre gène et centromère d1. (Exprimées tous en centimorgan : CM).

d2=Nombre d'individus de phénotype  recombinéNombre total d'invidus x 100 

 

d1=Nombre d'individus de phénotype  recombiné2 x Nombre total d'invidus x 100 

 

(L’unité utilisée est également le centimorgan).

Établissement de la carte génétique :

Cette technique consiste évaluer la distance entre deux gènes sur un chromosome ;

La répartition des bandes sombre (ADN) observée sur les chromosomes est assez comparable à la répartition des gènes sur les cartes factorielles établies par les généticiens.

Notion de crossing-over :

Le crossing-over ou enjambement vient de l’Anglais crossing = croisement, over = au-dessus ;

L’étude microscopique de la méiose montre, qu’il se produit souvent un enjambement, ou <<crossing-over>>, des chromosomes d’une même paire.

Morgan admet que, dans ces conditions, les deux (2) chromosomes peuvent échanger un segment.

Si la rupture du chromosome peut s’effectuer indifféremment en tous ses points, elle devra séparer d’autant plus souvent deux gènes que ceux-ci seront plus éloignés l’un de l’autre sur le chromosome. On comprend ainsi que, pour deux caractères donnés, le taux des exceptions à la règle du linkage soit constant.

Morgan et ses élèves qui, considérant pour chaque chromosomes les taux de crossing-over correspondant à tous les gènes connus pris deux à deux, ont réussi à dresser une carte topographique du patrimoine héréditaire de la drosophile.

Exception remarquable :

En fait, le linkage absolu est tout à fait exceptionnel. Il est dû, au fait que la méiose, chez le mâle de la drosophile, s’effectue de façon anormale, donc pas de crossing-over chez le mâle de la drosophile.


2025-06-11 14:17:31 / pascaline@magoe.gn

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