Ensembles

  • On appelle élément d'un ensemble E tout objet qui appartient à E.
  • Si E et F sont deux ensembles, on dit que E est une partie de F, que E est un sous-ensemble de F, ou encore que E est inclus dans F si tout élément de E est aussi élément de F. On note E⊂F.
  • Il existe un unique ensemble qui ne contient aucun élément, l'ensemble vide. Il est noté ∅.
  • Un ensemble peut être écrit en extension, c'est-à-dire que l'on donne la liste de tous ses éléments, ou en compréhension, c'est-à-dire que l'on définit cet ensemble par une propriété. Par exemple, A={2,3,4,5} est défini en extension, et B={n∈N; 2≤n<6} est défini en compréhension. Remarquons que A=B.
  • L'ensemble des parties de E est lui-même un autre ensemble, appelé ensemble des parties et noté P(E).
  • Étant donné un ensemble E et deux parties A et B de E, on peut définir
    • la réunion de A et B, noté A∪B. A∪B est l'ensemble des éléments qui appartiennent à A ou à B.

      nosCours/12ème sm/maths/applications/ensemble1

    • l'intersection de A et B, noté A∩B. A∩B est l'ensemble des éléments qui appartiennent à A et à B.

      nosCours/12ème sm/maths/applications/ensemble2

    • la différence A∖B : A∖B est l'ensemble des éléments qui sont dans A, mais pas dans B.

      nosCours/12ème sm/maths/applications/ensemble3

    • le complémentaire de A dans E, noté A¯, ou CEA, ou E∖A, l'ensemble des éléments de E qui ne sont pas dans A.

      nosCours/12ème sm/maths/applications/ensemble4

  • Si A et B sont deux ensembles, le produit cartésien de A et B, noté A×B, est l'ensemble constitué de tous les couples (a,b), où a est un élément de A et b est un élément de B.

Applications

  • Une application ou fonction de E dans F associe à tout élément de E un élément de F. L'ensemble des applications de E dans F est noté F(E,F), ou FE.
  • On appelle graphe de l'application f:E→F la partie Γ de E×F définie par

    Γ={(x,f(x)); x∈E}.

  • Si A est une partie de E, la fonction indicatrice de A, notée 1A, est la fonction définie par

    nosCours/12ème sm/maths/applications/ensemble0

  • Si E est un ensemble, la fonction identité de E est la fonction IdE, définie de Edans E par IdE(x)=x.
  • Si f est une fonction de E dans F, on appelle restriction de f à A, et on note f|A la fonction définie sur A par

    f|A(x)=f(x).

  • Si A est une partie de l'ensemble E, et si f est une application de A dans F, on appelle prolongement de f à E toute fonction g:E→F vérifiant g(x)=f(x) si x∈A. Notons qu'il peut exister plusieurs prolongements d'une application à un ensemble donné.
  • Si f est une application de E dans F et si A est une partie de E, on appelle image directe de A par f l'ensemble f(A)={f(x); x∈A}. Ainsi,

    y∈f(A)⟺∃x∈A, y=f(x)..

  • Si f est une application de E dans F et si B est une partie de F, on appelle image réciproque de B par f l'ensemble f−1(B)={x∈E; f(x)∈B}. Ainsi,

    x∈f−1(B)⟺f(x)∈B.

  • Si E, F et G sont 3 ensembles et si f:E→F et g:F→G sont deux applications, on appelle application composée de f et g l'application noté g∘f:E→G définie par la formule

    g∘f(x)=g(f(x)).

Injection, surjection, bijection

  • Soit f:E→F une application. On dit que f est
    • injective si, pour tout y∈F, l'équation y=f(x) admet au plus une solution x∈E;
    • surjective si, pour tout y∈F, l'équation y=f(x) admet au moins une solution x∈E;
    • bijective si, pour tout y∈F, l'équation y=f(x) admet exactement une solution x∈E;
  • f:E→F est injective si, et seulement si, pour tout couple (x,x′)∈E2, si f(x)=f(x′), alors x=x′.
  • La composée de deux injections est une injection; la composée de deux surjections est une surjection; la composée de deux bijections est une bijection.
  • Si f:E→F est une bijection, il existe une unique application notée f−1, définie de F dans E, telle que

    f∘f−1=IdF et f−1∘f=IdE.

    f−1 est appelée fonction réciproque de f. On a

    y=f(x)⟺x=f−1(y).

  • Si f:E→F et g:F→G sont bijectives, alors

    (g∘f)−1=f−1∘g−1.

Relations

  • On appelle relation binaire sur un ensemble E la donnée d'une partie Γ de E×E. On écrit xRy si (x,y)∈Γ.
  • On dit que la relation R est
    • réflexive si, pour tout x∈E, xRx.
    • symétrique si, pour tous x,y∈E, si xRy, alors yRx.
    • anti-symétrique si, pour tous x,y∈E, si xRy et yRx, alors x=y.
    • transitive si, pour tous x,y,z∈E, si xRy et yRz, alors xRz.
  • Une relation d'équivalence est une relation réflexive, symétrique, transitive.
  • Si R est une relation d'équivalence et x est un élément de E, on appelle classe d'équivalence de x l'ensemble des éléments y de E tels que xRy.
  • Une relation d'ordre est une relation réflexive, anti-symétrique, transitive.
  • Si R est une relation d'ordre sur E, alors
    • on dit que l'ordre est total si on peut toujours comparer deux éléments de E : pour tous x,y∈E, on a xRy ou yRx. Dans le cas contraire, on dit que l'ordre est partiel.
    • si A est une partie de E et M est un élément de E, on dit que M est un majorant de A si, pour tout x∈A, on a xRM.

 


2016-11-04 09:03:09 / mazoughou@magoe.gn

3 commentaires

  1. M. kaba mohamed, pour le moment les cours vidéo ne sont pas disponible.

    Les cours vidéo sont ils disponibles

    Est ce que les cours vidéo sont disponibles

Votre impression compte aussi