Rubrique : Lecture expliquée
Thème :La tradition et le modernisme
Sous-thème : les pratiques traditionnelles
Titre: L’habillement
Texte d’étude : Le costume dahoméen
Objectif Général : connaître les pratiques traditionnelles.
Objectif spécifique : au terme de ce cours, l'apprenant sera capable de connaître les besoins fondamentaux de l'homme mais de façon générale mais de façon spécifique connaître ce que c'est l'habillement au traditionnel, pouvoir le définir, mais aussi connaître les types d'habillement et leur importance dans la vie de l'homme.
Le costume des hommes se compose généralement en deux pagnes : l’un est placé autour des reins et retombe jusqu’à mi-jambe, l’autre enveloppe les épaules et arrive au-dessus du genou. Le premier, plus petit, sert toute la journée, pendant le travail et dans l’habitation ; l’autre se porte dans la rue et pendant la nuit.
L’agrafe, l’épingle ou le bouton étant connus, on serre le pagne autour des reines, et l’on enfonce l’extrémité qui croise sur l’autre, dans la ceinture formée par le pagne lui-même, en roulant légèrement de dedans en dehors de façon à former un petit bourrelet
Les dahoméens drapent le plus souvent leurs deux pagnes autour des reins, et avec le surplus de l’étoffe forment sur la droite, près de la hanche, un bourrelet en forme de paquet qu’ils font légèrement retomber. Ce paquet d’étoffe est le comble de l’élégance chez le Dahoméen ; les chefs lui donnent la dimension d’un melon. Il est « grand genre » de faire volumineux ; cela prouve que l’on a un vaste pagne, puisque c’en est le surplus. Le torse reste nu.
Cette façon de draper le pagne a un je ne sais quoi de mâle et d’imposant. C’est le caractère distinctif du Dahoméen. Il porte souvent le grand pagne sur l’épaule ; pour cela, il le ramène devant lui, et dégageant le bras droit, jette le tout sur l’épaule gauche ; le bras gauche relève ensuite ce qui pourrait tomber de cette épaule. Le pagne va ainsi de l’épaule gauche à l’épaule droite, laissant les bras libres. C’est comme cela qu’on rencontre les indigènes dans les rues du Dahomey.
Le costume des femmes consiste en un, deux ou trois pagnes, selon leurs moyens. Le premier et le second partagent la ceinture ; l’un arrive à mi-cuisse, l’autre, par-dessus, atteint le bras de mollet. L’usage général est que les jeunes filles ne se couvrent pas le torse ; ces deux pagnes composent donc entièrement le vêtement.
Les femmes mariées au contraire portent le troisième pagne se fixant sous les bras, couvrant la poitrine et les autres vêtements. Ces trois pagnes, invariables comme nombre et grandeur, différents énormément par les couleurs et la façon de les arranger. Les femmes, avec cet art de se parer qui est inné chez elles, arrivent à faire de ces morceaux de tissus des vêtements gracieux. Elles ont une manière de se draper qui fait ressortir les beautés du pagne, s’il mérite l’attention.
E.TOA (Dahomey)
2024-10-11 12:26:07 / pascaline@magoe.gn
0 commentaires
Votre impression compte aussi