1. Définition
L’eau est un liquide incolore, inodore et insipide qui constitue un élément indispensable à la vie. La formule chimique de l’eau est H2O. Elle est source de vie pour les êtres vivants. La plus grande partie de la surface terrestre est occupée par l’eau.
2. L'eau à l'origine de toute vie
L'eau est apparue sur terre il y a environ 4 milliards d'années et depuis, son volume est resté constant. C'est toujours la même eau qui circule, se transforme et se recycle en permanence.
La vie est apparue sur terre il y a environ 3 milliards d'années dans l'eau. La vie s'est développée, elle a évolué et elle s'est diversifiée dans des formes de plus en plus complexes uniquement dans le milieu aquatique. Seuls les algues et les poissons existaient. Il y a que depuis 400 millions d'années que la vie s'est adaptée au milieu terrestre sans jamais pouvoir se passer d'eau.
L'eau est donc indispensable à la vie, sans elle il n'y aurait aucune vie possible sur terre. Le constat est simple, tous les êtres vivants ont besoin d'eau pour exister.
La terre étant, à ce jour, la seule planète du système solaire à contenir de l’eau, elle est la seule à abriter la vie.
3. Importance de l'eau pour notre corps
L'eau représente 60% de notre poids, soit 50 litres pour un individu de 70kg (avec des différences liées au sexe, à l'âge et à la masse grasse).
Au même titre que l'air, l'eau est un élément primordial à la vie. L'eau est aussi le véhicule des éléments figurés du sang, ainsi que celui de certaines sécrétions (larmes, sucs digestifs). Elle est nécessaire au maintien de la température (sudation) et à l'élimination des déchets solubles (urine). On ne peut s'en priver plus de cinq jours. Une perte de 10 à 15 % peut entraîner la mort.
L'eau de notre organisme est répartie dans trois compartiments : l'eau intracellulaire, l'eau extracellulaire et le sang. La quantité doit en rester constante ainsi que sa concentration en ions, essentiellement Na+ et K+.
L'entrée en eau dans le corps se fait par :
- La boisson (1,5 litre/jour) ;
- Les aliments (0,9 litre/jour) ;
- L'eau produite par la combustion des aliments (0,6 litre/jour)
La sortie en eau de notre organisme se fait par :
- La respiration (0,5 l/jour) ;
- La perspiration et la transpiration : 0,9 l/jour (plus en cas de transpiration due à la chaleur) ;
- L'urine (1,5 l/jour) ;
- Les selles (0,1l/jour)
L'utilisation de l'eau par notre organisme se fait par :
- La salive : environ 1 litre par jour ;
- Le suc gastrique : entre 2 et 2,5 litres par jour ;
- La bile : 0,5 litre par jour ;
- Le suc pancréatique : 0,7 litre par jour ;
- Les sécrétions intestinales : environ 3 litres par jour ;
- Le sang, qui contient environ 3 à 4 l d'eau.
Le fonctionnement normal du corps conduit à la perte d'environ 2,6 litres par jour. Il convient d'équilibrer ces pertes par des apports équivalents. Les sportifs, du fait de l'augmentation de la transpiration pendant l'effort, perdent davantage d'eau.
4. Les usages domestiques
Les usages dits domestiques de l’eau sont très variés. Outre de la boire, les hommes utilisent l’eau quotidiennement pour leur hygiène et les tâches ménagères de nettoyage, rinçage, cuisson ou arrosage. Pour la plupart, ces usages exigent une eau de qualité.
Les usages domestiques de l’eau sont les plus importants pour l’homme et c’est pourquoi ce sont les plus anciens.
Cependant, la consommation domestique d’eau est restée longtemps réduite. En effet, l’eau n’était pas facilement accessible : il fallait aller la chercher à la source, au puits ou à la fontaine, aller au lavoir pour nettoyer son linge, et au bain public pour se laver. L’eau potable à domicile et au robinet est une invention récente qui, aujourd’hui encore, est loin d’être répandue dans le monde entier.

Cet accès facilité à l’eau potable en a développé la consommation qui depuis deux siècles est en augmentation constante.
Mais si l’entrée de l’eau dans les maisons en a favorisé la consommation, celle-ci s’est aussi considérablement accrue avec l’installation progressive de tout un confort moderne : le lavabo, la douche puis la baignoire, le tout-à-l’égout et les toilettes. Plus récemment le lave-linge et le lave-vaisselle ont également contribué à cette accélération.

Cependant, toutes les populations du globe ne disposent pas du même confort. La consommation en eau domestique dans le monde est donc très inégale, d’autant plus importante que le niveau de vie des populations est élevé. Les pays industrialisés, qui la gaspillent sans compter, caracolant loin devant les autres nations.
Malgré cette augmentation vertigineuse, la consommation d’eau domestique, loin d’être négligeable, n’est pas la plus importante. L’eau est également très utile aux agriculteurs et à l’industrie.
5. Les usages agricoles de l’eau
En plus de son utilisation domestique, l’eau est également essentielle pour l’agriculture et son utilisation est également très importante dans les domaines de l’industrie et de l’énergie.
L’eau est une ressource essentielle au développement des sociétés humaines.
Dans le domaine de l’agriculture, la culture des plantes nécessite de grande quantité d’eau.
L’agriculture sans apport d’eau autre que celui des précipitations, dite "agriculture sous pluie", est très contraignante, car le plus souvent la répartition des précipitations est trop irrégulière.
Les hommes en sont donc venus à imaginer des techniques permettant de maîtriser les apports en eau : l’irrigation est née.
L’irrigation consiste à aller chercher l’eau où elle est (lacs, rivières, fleuves, …) et à la conduire là où l’on veut (les champs) grâce à des conduites et des canaux. L’irrigation a permis un important développement de l’agriculture.

Mais l’irrigation est très fortement consommatrice d’eau et peut accélérer la détérioration des sols.
Au niveau mondial, les trois quarts de tout le volume d’eau consommé dans le monde sont utilisés à des fins d’irrigation.
6. Les usages industriels de l’eau
L’eau est également très utile au milieu industriel.
L’eau est en effet un solvant quasi universel, capable de dissoudre un très grand nombre de composés. Elle est donc employée par de multiples industries pour laver, rincer, tremper, dissoudre.

L’eau est également utilisée par l’industrie nucléaire, soit comme transporteur de chaleur, car l’eau est capable d’emmagasiner, de transporter en son sein, puis de restituer de très grandes quantités d’énergie, soit comme refroidisseur.
Enfin l’eau est utilisée dans le secteur énergétique. On utilise sa force afin de produire de l’électricité en construisant des barrages hydroélectriques ou en exploitant la chaleur de certaines nappes souterraines.

Annexe
A1. L'eau en chiffres
- 97% de l'eau totale sur Terre se trouve dans les océans.
- 70% de l'eau douce (potable) se trouve dans les glaces de l'Antarctique et au Groenland.
- Si les glaces de l'Antarctique fondaient, le niveau des mers augmenterait d'environ 70 mètres.
a. Les océans et des mers
On trouve à la surface de la Terre 5 océans et une cinquantaine de mers.
- Superficie totale des océans : 360.700.000 km² (70,71 %)
- Superficie des terres émergées : 149.400.000 km² (29,29 %)
- Superficie de l'Océan Pacifique : 179 700 000 km²
- Superficie de l'Océan Atlantique : 106 400 000 km²
- Superficie de l'Océan Indien : 73 556 000 km²
- Superficie de l'océan Antarctique : 20 327 000 km²
- Superficie de l'océan Arctique : 14 090 000 km²
- Superficie de la mer d'Oman : 3 600 000 km²
- Superficie de la mer de Chine méridionale : 3 500 000 km²
- Superficie de la mer des Sargasses : 3 500 000 km²
- Superficie de la mer Méditerranée : 2 969 000 km²
- Superficie de la mer de Weddell : 2 800 000 km²
b. Profondeurs océaniques et marines
- Profondeur moyenne : -3 800 m
- Profondeur maximale : -11 035 m (fosse des Mariannes, Pacifique Est)
- Océan Pacifique Es :
- Fosse des Mariannes (-11 035 m)
- Fosse Tonga (-10 882)
- Océan Pacifique Ouest :
- Fosse Pérou-Chili (-8.064 m)
- Fosse du Guatemala (-6.662 m)
- Océan Atlantique :
- Fosse de Porto Rico (-9.218 m)
- Fosse des Sandwich du Sud (-8.264 m)
- Océan Indien :
- Fosse de la Sonde-Java (-7.450 m)
- Fosse de Madagascar Ouest (-6.400 m)
- Océan Glacial Antarctique : -6.972 m
- Océan Glacial Arctique : -5.520 m
- Mer Méditerranée :
- Sud du cap Matapan (-5.121 m)
- Sud-est de la Sicile (-4.115 m)
- Mer Rouge : -3.039 m
- Mer Noire : -2.245 m
- Adriatique : -1.260 m
- Mer de Marmara : -1.273 m
- Mer Baltique : -470 m
- Mer du Nord : -725 m
- Mer Manche : -172 m
- Mer du Golfe Persique : -110 m
c. Les principaux lacs
- Mer Caspienne : 371 000 km² (ouest de l'Asie)
- Lac Supérieur : 82 414 km² (Amérique du Nord)
- Lac Victoria : 68 100 km² (Afrique)
- Lac Huron : 59 596 km² (Amérique du Nord)
- Lac Michigan : 58 016 km² (Amérique du Nord)
- Mer d'Aral : 34 000 km² environ en 2000 - en voie d'assèchement - (ouest de l'Asie)
- Lac Tanganika : 32 893 km² (Afrique)
- Grand Lac de l'Ours : 31 792 km² (Amérique du Nord)
- Lac Baïkal : 31 500 km² (est de l'Asie)
- Lac Nyassa/Malawi : 30 800 km² (Afrique)
- Grand Lac des Esclaves : 28 438 km² (Amérique du Nord)
- Lac Érié : 25 612 km² (Amérique du Nord)
- Lac Winnipeg : 24 514 km² (Amérique du Nord)
- Lac Ontario : 18 941 km² (Amérique du Nord)
d. Les principaux fleuves
- Nil - Kagera : 6 695 km (Afrique du Nord)
- Amazone - Ucayali : 6 387 km (Amérique du Sud)
- Mississippi - Missouri - Red Rock : 5 970 km (Amérique du Nord)
- Chang Jiang (Fleuve Bleu) : 5 800 km (Asie du Sud-est)
- Amazone - Maranon : 5 500 km (Amérique du Sud)
- Ob - Irtys : 5 410 km (Asie centrale)
- Gange-Brahmapoutre : 5 401 km (Asie du Sud)
- Huang He (Fleuve Jaune) : 4 845 km (Asie du Sud-est)
- Congo : 4 700 km (Afrique centrale)
- Amour : 4 354 km (Asie du Sud-est)
- Léna : 4 400 km (Asie de l'Est)
- Irtych (affluent de l'Ob) : 4 248 km (Asie centrale)
- Niger : 4 184 km (Afrique centrale)
- Ienisseï : 4 129 km (Asie de l'Est)
- Parana : 4 099 km (Amérique du Sud)
- Mékong : 4 023 km (Asie du Sud-est)
- Volga : 3 701 km (Europe)
A2. L'accès à l'eau : un enjeu du XXIème siècle
Dans le monde, l’activité économique s’accroît, ce qui entraîne une augmentation de la consommation d’eau. Or, les réserves d’eau, elles, n’augmentent pas.
En plus des problèmes liés à la pollution, au gaspillage ou encore au réchauffement climatique, l'accès à l'eau potable engendre des conflits entre les pays.
Il existe de nos jours des zones où l’eau entraîne des tensions entre les différentes populations.
Si un pays prive l'autre de ses cours d'eau, l'autre ne peut plus avoir d'agriculture ou d'élevage. Ce genre de situation peut exister si un pays de montagne garde en réserve toute l'eau des rivières dans de grands barrages pour son irrigation. Les pays plus en aval ont leur climat qui change. Ce cas s'est déjà produit : la mer d'Aral s'est asséchée au nord-est de l'Himalaya.
Dans le monde actuel, cela crée des tensions politiques entre le Soudan et l'Égypte, ou entre la Syrie et la Turquie. Les Turcs ont depuis 25 ans un projet, construire un barrage sur l’Euphrate et le Tigre. Ceci pour aménager l’Est du pays. Il y aurait donc moins d’eau disponible pour la Syrie et pour l’Irak.
L'une des causes de la persistance du conflit entre Israël et les pays voisins est liée au contrôle de l'eau sur le plateau du Golan (essentiel à l'approvisionnement en eau de l'Israël).
Le manque d'eau potable en Haïti a également été source de troubles dans ce pays.
Il existe à côté des tensions internationales, des tensions internes. Par exemple, en Grèce, les nappes phréatiques sont exploitées au maximum. Et pour faire des économies, l’État grec a décidé des coupures d’eau. Maîtriser cette ressource oblige à la construction d’aménagements surtout pour les pays à climat sec. Les tensions internes qui découlent de cette situation ne semblent pas prêtes de cesser.
Il n’est donc pas impossible comme le prédisait Boutros Ghali (secrétaire de l’ONU en 1990), que « les prochaines guerres soient des guerres de l’eau ».

2020-05-30 22:41:15 / finekoumbassa@magoe.gn
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