1. Biologie de la reproduction

1.1. Reproduction asexuée

Les gènes des descendants proviennent d’un seul individu, et il n’y a pas de fusion des gamètes mâles et femelles. Cela repose sur la mitose.

Les types de reproduction asexuée sont les suivants : la reproduction par fission ; la reproduction en herbe ; la reproduction par fragmentation ; la reproduction par formation de spores ; la reproduction par régénération ; la reproduction par parthénogenèse ; la reproduction végétative

1.2. Reproduction sexuée

Les descendants proviennent des gamètes mâles et femelles (fécondation). Les gamètes haploïdes donnent un zygote diploïde. Les gamètes se forment par méiose. La reproduction permet le brassage génétique, la variation de phénotypes, ce qui augmente les chances de survie.

2. Le bourgeonnement

Le bourgeonnement est un type de reproduction asexuée chez certains organismes unicellulaires et multicellulaires, dans lequel un nouvel organisme se développe à partir d’un petit prolongement ou d’un bourgeon qui se développe jusqu’à maturité alors qu’il est toujours attaché à l’organisme parent.

Le bourgeonnement se produit couramment chez certains animaux invertébrés tels que les coraux et les hydres.

Il existe deux types de bourgeonnement :

  1. Le bourgeon de dissémination ;
  2. Le bourgeon d’accroissement

2.1. Bourgeon de dissémination

Exemple 1 : L’hydre. Le bourgeon, masse compacte de cellule qui se divise par mitose, se transforme en petit hydre qui finit par se détacher.

Exemple 2 : L’orange de mer

Exemple 3 : La méduse (Aurelia aurita)

2.2. Bourgeon d’accroissement

Les bourgeons restent fixés, ce qui forme une colonie. Il y a alors une organisation dans cette colonie. Les bourgeons, appelé polype, se différencient :

  • Polypes nourriciers (Polypes reproducteur)
  • Polypes défenseur (dactylozoïde, cellule orticante)
  • Polypes reproducteur (Gonozoïdes)
  • Etc…

3. La reproduction par bourgeonnement chez l’hydre

3.1. Description de l’hydre

Les hydres, ou Polypes d'eau douce, sont des organismes pluricellulaires complexes, assez petits (ils peuvent atteindre 15mm) et sans squelette.

Au moindre contact, le polype peut se rétracter au point de ne plus former qu'une petite boule de 2 à 3 mm, peu visible.

Il possède 6 à 10 tentacules urticants entourant la bouche-anus et régénère rapidement les parties qui lui sont enlevées. Les généticiens considèrent que ces polypes sont immortels, notamment grâce à leurs capacités régénératrices.

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3.2. Mode de vie de l’hydre

a. Régime alimentaire

L'hydre se nourrit de petits invertébrés capturés à l'aide de ses tentacules. Elle immobilise ses proies animales en déchargeant le venin contenu dans ses cellules urticantes, les cnidocytes. Cet animal n'a pas de vraie bouche, mais se nourrit par un orifice qui lui sert également à la déjection, nommé hypostome.

b. Habitat

L'hydre fréquente les cours d'eau lents, les mares et les étangs riches en végétation et à l'eau claire. Elle est abondante au printemps et au début de l'été. On la trouve fixée sur les végétaux aquatiques, y compris sur la face inférieure des lentilles d'eau, et sur toutes sortes d'objets durs.

3.3. Reproduction

En dehors de la multiplication par bouturage (ou régénération) qui exige un découpage et donc normalement une intervention externe, l'hydre possède deux modes de reproduction :

  1. La reproduction asexuée par bourgeonnement.
  2. La reproduction sexuée

Lors de la reproduction asexuée par bourgeonnement, dont la fréquence dépendra de la température et de l'abondance des proies, une petite excroissance (diverticule de la cavité digestive) apparaît vers le tiers du corps de l'hydre. Cette excroissance migre en direction du pied et grandit en formant un bourgeon. Celui-ci va s'ouvrir au bout en formant une « bouche » qui se garnira par la suite de tentacules. Finalement, ce bourgeon possède toutes les caractéristiques d'une hydre normale, et ainsi, le bourgeon va se séparer de l'hydre pour « mener sa propre vie ». Cette hydre est génétiquement identique à son parent.

4. La régénération

La reproduction régénérative est un type de reproduction asexuée chez certains organismes.

Toutes les espèces vivant sur Terre peuvent se régénérer, mais seules quelques espèces l’utilisent comme méthode de reproduction asexuée, produisant ainsi de nouveaux individus par leurs parties du corps. Les vers plats Planarian sont fortement adaptés aux capacités de régénération en raison de leur méthode de reproduction asexuée.

Parmi les vertébrés, les amphibiens à queue (salamandres et tritons) et certains lézards (geckos) sont très aptes à régénérer leurs membres, leur queue, leurs mâchoires, leurs yeux et certains organes internes. Comme il s'agit d'animaux multicellulaires plus complexes, ils ne peuvent pas utiliser la régénération pour se reproduire ni comme méthode de reproduction asexuée.

Les étoiles de mer ont également la même capacité de régénération du bras, mais contrairement aux amphibiens et aux lézards à queue, les perdues perdues de la l’organisme peuvent régénérer un nouvel organisme complet.

5. La reproduction par régénération chez la planaire

5.1. Description de la planaire

Les planaires sont des vers plats aquatiques appartenant à plusieurs espèces dans la classe des Turbellaria (vers plats non exclusivement parasitaires). Elles peuvent être nageuses ou rampantes, et vivre en mer, en eau douce, ou dans les sols très humides (en forêt tropicale).

5.2. Reproduction

Les planaires sont hermaphrodites, c'est-à-dire qu'elles possèdent à la fois des organes reproducteurs mâle et femelle, et la fécondation est généralement croisée (pas d'autofécondation). Les testicules sont nombreux et se répartissent dans tout l'animal. Les ovaires sont constitués de glandes ovariennes et de glandes vitellogènes qui sécrètent le vitellus, une réserve nutritive pour les œufs.

Si, accidentellement, une planaire, petit ver plat (phylum des plathelminthes) des eaux douces ou marines, est sectionnée transversalement ou longitudinalement, chaque moitié est capable, si la section n'est pas trop étroite, de régénérer un animal complet.

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Planaire Plagnolia vandeli de la grotte du Plagnol

 

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Planaire marine

 

De même, un lombric (ver de terre, phylum des annélides), coupé en deux transversalement, régénère deux individus complets.

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Lombric bifide

 

Bien sûr, si la queue d'un lézard régénère (quoique plus petite qu'auparavant) après autotomie, le morceau de queue s'agitant pour attirer l'attention du prédateur est incapable de régénérer un lézard !

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Lézard vivipare avec un moignon de queue régénérant

6. Liste d'organismes et leurs méthodes de reproduction asexuée.

Le tableau ci-dessous liste quelques-uns des différents organismes décrits jusqu’à présent et la méthode de reproduction asexuée qu’ils peuvent utiliser.

Organisme

Méthode de reproduction asexuée

Amibes

Fission binaire

Bactéries

Fission binaire

Levures

Bourgeonnement

Hydres

Bourgeonnement et régénération

Éponges

Bourgeonnement et régénération

Étoiles de mer

Régénération

Planaires (vers plats)

Régénération

Daphnies

Parthénogenèse

Abeilles

Parthénogenèse

Champignons

Sporogenèse

Fougères

Sporogenèse

 


2020-05-30 08:27:05 / finekoumbassa@magoe.gn

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