La Seconde Guerre mondiale fut la guerre la plus dévastatrice de l’histoire en termes de vies humaines et de destructions matérielles. Les pertes économiques ainsi que le choc moral qui s’en suivirent sont sans précédent.

conséqueces de la guerre

1. Le bilan humain : une hécatombe

Bilan humain

La guerre provoqua la mort de 40 à 60 millions de personnes :

  1. URSS: 17 à 26 millions de morts, soit 12% de sa population d'avant guerre;
  2. POLOGNE: 4 à 6 millions de morts ( 5.3 millions de civils) soit 14% de sa population d'avant guerre;
  3. ALLEMAGNE: 4 à 5 millions de morts, soit 7% de sa population d'avant guerre;
  4. JAPON: 2 millions de morts (dont 100 000 à Hiroshima et 75 000 à Nagasaki), soit 3% de sa population d'avant guerre;
  5. YOUGOSLAVIE: 1,6 million de morts ;
  6. CHINE: plus d’un million de morts; 
  7. FRANCE: 550 000 à 610 000 morts morts, dont 350 000 civils, soit 1.5% de sa population d'avant guerre.
  8. ITALIE : 400 000 morts soit 1% de sa population d'avant guerre

  9. ROYAUME UNI: 380 000 à 400 000 morts tués au Royaume-Uni et dans l’Empire britannique, soit 1% de sa population d'avant guerre
  10. ETATS UNIS: de 300 000 à 400 000, soit 0.2% de sa population d'avant guerre.

De plus, ces chiffres ne prennent pas en compte les disparus, les blessés et les juifs exterminés dans les camps de concentration.

La Seconde Guerre Mondiale est la guerre la plus meurtrière de tous les temps. Le plus frappant dans cela est le pourcentage de civils tués aussi sinon plus important que celui des soldats tués.
Les populations civiles souffrirent beaucoup durant le conflit, en raison des bombardements aériens, mais aussi à cause de l’occupation brutale de l’ennemi et des massacres de tous ordres.Durant la SGM, on a assisté à l’emploi généralisé de la torture et à des bombardements sur des civils. La science et la technique furent mises au service de l’extermination comme en témoignent le génocide contre les juifs et les tziganes et les destructions provoquées la bombe A.Les contemporains de ces atrocités vivaient dans une panique collective et sortent de la guerre plus que traumatisés.

Ces nombreux morts entraînent une forte baisse de la population active, une baisse du taux de natalité ,un fort vieillissement de la population et un déséquillibrage entre les sexes (en Russie les femmes sont plus nombreuses que les hommes)

2. Les destructions matérielles

destruction matérielle

La puissance de feu des belligérants, l’ampleur des bombardements et la durée de la guerre ont entraîné des dégâts matériels incommensurables. En Europe, environ la moitié des territoires était considérée comme sinistrée. Les villes allemandes sont rasées à 70%. L’URSS subit à elle seule près de la moitié des destructions. On estime que près de 40% des villes et l’intégralité des structures économiques du Japon furent détruites.

3. Des pertes économiques immenses

Pendant le conflit, l’économie de l’Europe tourne au ralentie ; le manque à gagner est inestimable. En plus, la guerre a occasionné des dépenses astronomiques. Elle aurait coûté 272 milliards de dollars à l’Allemagne, 192 milliards à l’Union soviétique, 120 milliards au Royaume-Uni, 94 milliards à l’Italie, et 56 milliards de dollars au Japon.Les États-Unis  dépensèrent environ 341 milliards de dollars, dont 50 milliards de fournitures en prêt-bail (31 milliards pour le Royaume-Uni, 11 milliards pour l’Union soviétique, 5 milliards pour la Chine et 3 milliards de dollars pour les 35 autres pays belligérants alliés). Les dettes contractées contribuèrent à affaiblir l’Europe au profit des USA qui furent le véritable bénéficiaire du conflit.

4. L’émergence des hyperpuissances américaine et soviétique

L'URSS et les États-Unis sont entrés tardivement en guerre, respectivement le 22 juin et le 7 décembre 1941. Mais c'est grâce à leur aide militaire que les Alliés remportent la guerre en anéantissant l'Allemagne, l'Italie et le Japon. Ce sont eux qui ont libéré l'Europe.

Au sortir du conflit, les destructions matérielles ont été considérables et la production industrielle a baissé, sauf aux Etats Unis.

Officiellement, les États-Unis, l'URSS, la Grande-Bretagne, la France et la Chine sont les vainqueurs de la seconde guerre mondiale. Dans les faits, seuls les deux premiers pays (États-Unis, l'URSS) exercent une autorité.

Alliés contre le nazisme, ils proposenet au monde deux modèles économiqes, sociaux, et politiques très différents, ouvrant la voie à la guerre froide.

Lors de la conférence de Yalta, en 1945, ce sont Roosevelt et Staline qui discutent du futur des frontières des pays de l'Europe. La carte politique de l’Europe est modifiée selon les principes arrêtés par les Anglais, les Américains et les Soviétiques lors de la conférense de Yalta en février 1945 et précisés par la conférence de Potsdam en juillet. L’URSS accoît son territoire au détriment de la Roumanie, de la Hongrie et de la Finlande. C’est l’Allemane qui paie le plus lourd tribut. Elle cède des territoires à la Pologne; elle est découpée en quatre zones d’occupation par les Alliés, sa capitale Berlin, au coeur de la zone soviétique, subit le mêm sort.
Le continent européen qui a dominé le monde depuis des siècles perd son leadership au profit des USA et de l’URSS. Cette nouvelle donne fut à l’origine de la bipolarisation née des rivalités entre les deux grands.

5. Bilan moral

Vilan moral

Bilan moral

La Seconde Guerre Mondiale a été marquée par l'horreur et la souffrance.

En 1945, lorsque les troupes alliées entrèrent dans les camps de concentration, elles découvrirent des amoncellements de corps, d'os et de cendres humaines. Les soldats trouvèrent également des milliers de survivants, juifs et non-juifs, souffrant de famine et de maladies.

Cette découverte a relevé l’ampleur du génocide des Juifs et des Tziganes commis par les nazis, posant la question de la complicité de ceux qui avaient accepté de collaborer avec l’ordre hitlèrien.

Ce sont des civils qui ont pour seul faute d'avoir été différent des autres par leurs couleurs de peau ou par leur religion. Ces quelques 6 000 000 d'innocents ont été renvoyés de chez eux pour arriver à des endroits inconnus où ils seront brûlés, gazés ou mourrons de faim.

Ces camps de mort donneront à l'Allemagne le statut d'auteur de crimes contre l'humanité. Ce fut la première fois qu'une accusation aussi forte sera prononcée. Mais ce traumatisme est aussi marqué par un fort exode des populations européennes ( plusieurs millions de familles déplacées ). La création de la bombe atomique par les Etats Unis est une arme de dissuasion contre toute menace ou ultimatum succeptible d'être lancée.

Après la libération, nombreux furent les survivants juifs qui refusèrent de regagner leurs anciens lieux d'habitation, à cause de l'antisémitisme (haine des Juifs) qui persistait en Europe. Certains qui rentrèrent chez eux craignèrent pour leur vie. En Pologne, par exemple, il y eut des pogroms (de violentes émeutes anti-juives), le plus grave d'entre eux étant celui qui eut lieu à Kielce, le 4 juillet 1946 où beaucoup de Juifs furent frappés et 42 furent tués.

Ayant peu de possibilités d'émigration, des dizaines de milliers de survivants de la Shoah, qui avaient tout perdu, émigrèrent vers l'Ouest, vers les territoires libérés par les Alliés. Ils furent placés dans des centaines de centres de réfugiés et de personnes déplacées tels que celui de Bergen-Belsen en Allemagne. Ces camps étaient administrés par l'UNRRA (United Nations Relief and Rehabilitation Administration : Administration pour la réhabilitation et l'aide des Nations Unies) ainsi que les armées d'occupation américaine, britannique et française.

Un grand nombre d'agences juives oeuvrèrent pour prendre en charge les personnes déplacées. La principale organisation juive caritative américaine, the American Jewish Joint Distribution Committee fournit aux réfugés nourriture et vêtements, tandis que l'Organisation pour la réhabilitation par la formation (Organization for Rehabilitation through Training : ORT) leur procurait une formation professionnelle. Les réfugiés créèrent également des organisations, et nombreux furent ceux qui oeuvrèrent à la création d'un Etat juif en Palestine.

La plus grande organisation de survivants (Sh'erit ha-Pletah, mot hébreu qui signifie survivant ) fit pression pour avoir le droit d'émigrer. Aux Etats-Unis, cependant, des restrictions légales étaient en vigueur. Les Britanniques limitaient l'immigration en Palestine, et bon nombre de frontières européennes restaient fermées.

La Brigade juive (une unité de Juifs palestiniens de l'armée britannique) travailla en coopération avec d'anciens partisans, aidant à l'organisation de la Brihah, l'exode de 250 000 réfugiés juifs d'Europe. Les Juifs vivant déjà en Palestine organisèrent l'immigration "illégale" par voie maritime (connue aussi sous le nom de Aliyah Bet). La plupart des bateaux furent, cependant, interceptés par les Britanniques. En 1947, le bateau Exodus 1947, avec à son bord 4 500 survivants de la Shoah en route vers la Palestine, fut renvoyé en Allemagne. Le plus souvent, les réfugiés étaient enfermés dans des camps de détention créés à Chypre.

Avec la création de l'Etat d'Israël en mai 1948, les réfugiés commencèrent à affluer dans le nouvel Etat souverain. En 1953, près de 170 000 réfugiés et déplacés juifs avaient immigré en Israël.

En décembre 1945, le Président Harry Truman prit une directive qui assouplit les quotas pour l'immigration aux Etats-unis de personnes déplacées par le régime nazi, grâce à laquelle plus de 41 000 personnes déplacées immigrèrent aux Etats-Unis. En 1948, le Congrès adopta la Loi sur les personnes déplacées, qui octroya approximativement 400 000 visas d'immigration pour les personnes déplacées du 1er janvier 1949 au 31 décembre 1952. Sur les 400 000 personnes qui arrivèrent aux Etats-Unis grâce à cette loi, environ 48 000 étaient juives.

D'autres réfugiés juifs d'Europe émigrèrent en tant que personnes déplacées vers le Canada, l'Australie, la Nouvelle Zélande, l'Europe de l'ouest, le Mexique, l'Amérique du Sud et l'Afrique du Sud.

6. L’Europe à genoux

Au lendemain de la guerre 39-45, l'Europe est divisée en deux. À l'ouest, les pays acceptent le plan Marshall et se rangent derrière la protection des États-Unis. À l'est, l'Union soviétique noyaute les gouvernements des pays libérés du joug nazi pour en faire des pays satellites soumis aux décisions de Moscou. Les deux blocs se partagent l'Allemagne. Du fait de leur participation à la guerre, les pays colonisés, notamment par la France et la Grande-Bretagne, réclament leur indépendance. L'Inde le devient en 1947. L'Indochine entre en guerre contre la France dès la fin de la seconde guerre mondiale, et obtient l'indépendance en 1953. La fin de guerre marque le début de la disparition des empires coloniaux européens.

7. Les criminels soumis au droit international

La Société des Nations laisse place à l'Organisation des Nations unies (ONU). Contrairement à son prédécesseur, l'ONU possède un véritable pouvoir. Le tribunal militaire international de Nuremberg instruit un procès contre 24 dignitaires nazis pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, de novembre à octobre 1945. Pour la première fois, des responsables de guerre sont traduits devant un tribunal international pour répondre de leurs actes.

À savoir : la seconde guerre mondiale est la première guerre idéologique, d'où la création de la notion de crime contre l'humanité pour juger les dignitaires nazis.


2018-09-13 06:09:20 / mazoughou@magoe.gn

2 commentaires

  1. Si vous pouvez être plus explicite! J'ai pas bien compris

    Je trouve que les thermes employer ne son pas assez historique et ne donne pas plus d'explications

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