Rubrique : Grammaire.
Titre : La phrase complexe.
Objectif général : connaître la phrase complexe.
Objectifs spécifiques : au terme de ce cours, l'élève sera capable de connaître toutes les propositions qui constituent la phrase complexe et d'être capable de les employer dans de phrases éventuelles de façon correcte.
La proposition
Retenons :
Exemples : elle revend des mangues. Les mangues sont bien mûres. Elle revend des mangues qui sont bien mûres.
Les types de proposition :
1-la proposition indépendante : possède un sens complet par elle-même.
Exemple : le train part dans quelques minutes.
Une phrase peut comprendre plusieurs propositions indépendantes coordonnées ou juxtaposées :
le chien jappe et le cheval hennit. Les deux propositions sont coordonnées par la conjonction de coordination. Exemple: La voiture roule à vive allure, ralentit et s’immobilise. Les propositions indépendantes sont juxtaposées reliées par une virgule, tandis que la troisième proposition est une indépendante coordonnée à la deuxième par et.
2-la proposition principale : ne dépend d’aucune autre, mais qui est accompagnée d’une ou de plusieurs propositions subordonnées.
Exemple : le facteur livre un colis (proposition principale) que nous attendions (proposition subordonnée).
3-La proposition subordonnée
-La proposition subordonnée relative
La proposition subordonnée relative est reliée à la principale par un pronom relatif (qui, quoi, que, dont, où, duquel, auquel,...) Elle joue le même rôle qu’un adjectif : (Les aspects inutiles ont été oubliés.) ou qu’un groupe prépositionnel : (Les aspects sans 9 utilité ont été oubliés.) auprès du groupe du nom qui est l’antécédent du pronom relatif (les aspects est l’antécédent de qui) dans les phrases suivantes : Les aspects qui étaient inutiles ont été oubliés. Les aspects qui ne servaient à rien ont été oubliés.
La proposition subordonnée relative est donc une sorte d’expansion, de développement du nom.
Exemples : La voiture (qui commençait à vieillir) vient de tomber en panne. La voiture vient d’avoir une panne (paraît sérieuse).
Remarques : il peut exister des relatives sans antécédent exprimés. Elles ont pour fonctions :
-Sujet : Qui dort dîne. Qui ne dit mot consent.
-COD : Interroge qui tu voudras.
-COI : Demande à qui tu voudras.
-La proposition subordonnée conjonctive
Les subordonnées conjonctives sont introduites par une conjonction de subordination ou une locution conjonctive de subordination.
On distingue :
a- les subordonnées conjonctives essentielles introduites par que. Elles jouent un rôle essentiel dans les phrases et peuvent être :
-sujet : Que ce phénomène soit difficile est hors de doute.
-COD : je ne doute pas qu’il soit le plus fort.
-CDN : Il exprime le désire que vous l’accompagniez.
CDA : Il est déçu que son équipe ait perdu.
b- les subordonnées corrélatives introduites par que et appelées par un terme de la phrase dont elles font partie : Il est tellement fatigué qu’il dort debout. Il est moins solide que je ne croyais.
c- les subordonnées adverbiales ou circonstancielles généralement introduites par une locution conjonctive de subordination ou une conjonction de subordination autre que que .Elles jouent, dans la phrase, le rôle de complément non essentiel et adverbial. On trouve donc les propositions circonstancielles :
-de temps : Il riait beaucoup quand il était petit.
-de cause : On va se promener parce qu’il fait beau temps. -de manière : Il a souri de sorte que l’on peut croire à son amitié.
-de conséquence : Il a trop mangé de sorte qu’il est malade.
-de but : Va-t-en pour que je prenne ta place.
-de concession : Il rit bien qu’elle soit un peu inquiète.
-de condition : On te pardonnera pourvu que tu t’excuses
-La proposition subordonnée interrogative indirecte
La subordonnée interrogative indirecte est amenée par un verbe qui exprime l’interrogation, ou qui traduit l’ignorance du locuteur. Ce verbe se trouve dans la proposition dont dépend l’interrogative indirecte. Ses principaux verbes introducteurs sont : se demander, ignorer, dire, ne pas comprendre, ne pas voir, ne pas savoir…exemples : Je me demande si Brigitte est arrivée à bon port.
Elle est introduite par des mots interrogatifs tel que : qui, si, quel(le)s, ce qui, ce que, à qui, de qui, à quoi, où, quand… La subordonnée interrogative indirecte a pour fonction COD du verbe de la proposition dont elle dépend. Exemples : J’ignorais (ce qu’il projetait). On ne voit pas (où il veut en venir.)
- La proposition subordonnée infinitive
La subordonnée infinitive est généralement introduite par des verbes de perception comme (voir, regarder, entendre, ouïr, sentir…), par certains verbes comme (laisser, envoyer, faire) et par le présentatif « voici » qui contient le verbe « voir ». Exemple : Je regarde le voilier évoluer. La levure fait monter la pâte. Voici venir le printemps. La subordonnée infinitive est COD de la proposition dont elle dépend. Exemple : Je regarde la pluie tomber.
-La proposition subordonnée participe
La subordonnée participe est introduite par un verbe au participe présent ou passé qui peut être son noyau, s’il a un sujet. exemple : Le chat parti, les souris dansent. La subordonnée participe est complément circonstanciel : -de cause : l’âge venu, il ne trouva pas de travail.
-de condition : Dieu aidant, nous vaincrons.
-de temps : le mois d’aout arrivé, on commença à pleurer de faim.
2024-12-31 18:13:57 / mazoughou@magoe.gn
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