Dans la quasi-totalité des pays sous-développés, l’essentiel des moyens de production et d’échange appartiennent aux sociétés étrangères dont les centres de décision se trouve dans les pays d’origines. Ainsi, les décisions stratégiques, les décisions les plus importantes, celles qui ont un impact profond sur l’économie des pays sous-développés sont versé dans les banques en monnaies étrangères pour facilité le retour dans les pays d’origine sous forme de monnaies scripturales. Ce qui attire l’attention des économistes est que dans les pays capitalistes, il existe un certain nombre d’institutions financières internationales spécialisés dans le financement du développement. Ces institutions préfèrent financer les projets d’investissement financière rentable dans l’immédiat (pour un impératif remboursement) mais de nature à perpétrer la dépendance financière dans le long terme. Cette situation est encore plus sensible dans les pays sous-développés membre d’une zone monétaire. Comme c’est le cas de la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest réunis dans la zone francs. Les zones monétaires sont toujours constituées entre un pays capitaliste dominant et des pays satellites dominés.

- L’EXPLOITATION FINANCIERE.

L’exploitation financière est toute opération de domination ou de gaspillage résultant de la course au financement extérieur. C’est une exploitation liée au transfert de capitaux. Elle se manifeste par l’implantation des entreprises via les investissements directs étrangers et les opérations de crédits.

Les motivations de ce processus sont externes et internes :

A l’externe chez les pays développés, nous avons : La conquête des marchés étrangers, la recherche des sources de matières premières, la corruption des agents publics pour l’obtention des monopoles, la réalisation de meilleurs placements financiers, la recherche de la main-d’œuvre moins qualifiée à bon marché, …

A l’interne chez les pays sous-développés, on peut citer : L’absence de grandes entreprises concurrentes, la faible mobilisation des ressources financières, le chômage massif et la pauvreté, la recherche des partenaires au développement, les contraintes de coopération internationale, …

En dépit de toutes ces motivations internes, l’exploitation financière asphyxie les économies sous-développées par ses conséquences telles que :

  • L’ingérence dans les affaires internes
  • La dépendance économique et financière
  • Le rapatriement abusif des bénéfices
  • L’augmentation du poids de la dette extérieure
  • L’épuisement des ressources naturelles
  • L’aggravation de la pauvreté

Pour parer cette situation, il faut impérativement : Mettre en place une bonne politique fiscale pour une mobilisation et une gestion saine des ressources financières internes, encourager les investissements locaux, protéger les entreprises locales contre la concurrence étrangère, règlementer les investissements étrangers, limiter les rapatriements de bénéfices, contrôler les flux financiers, …


2024-01-30 10:12:46 / pascaline@magoe.gn

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