- Les aides à la réponse Immunitaire :

  1. La vaccinothérapie :
  1. Définition : la vaccinothérapie est le traitement des maladies infectieuses par les vaccins.
  2. Découverte de la vaccinothérapie :

La variole maladie infectieuse très contagieuse due à un virus était connu depuis l’antiquité et considérée comme une affection redoutable. Elle provoquait des épidémies à mortalité élevée.

Au XVIIIe siècle, un médecin Anglais Edward Jenner, constate que les fermiers qui contractaient la maladie de vache, le cow – pox ou vaccine (ou variole bovine) n’étaient jamais atteint de la variole humaine. Jenner en 1797 découvrit le principe de la vaccination. Il montra, lorsqu’on inocule à un individu sain le contenu d’une pustule de vache atteinte de cow-pox, on confère à l’individu une immunité contre la variole. La vaccination était née. Ce mot désignait à l’origine la protection contre la variole au moyen de la vaccination.

  1. La vaccination : est l’introduction du vaccin dans l’organisme en vue de créer une immunité spécifique contre un germe donné.

Le vaccin est une substance préparée à partir de microbes atténués ou tués, qui inoculée à l’individu, lui confère une immunité contre le germe correspondant.

  1. Le principe de la vaccination :

Les vaccins bien que préparés de façon différente, ont tous le même principe : atténuer la virulence d’un agent pathogène pour éviter qu’il ne provoque une maladie, tout en lui conservant sa propriété de déclencher la production d’anticorps par l’organisme.

Les vaccins permettent à l’organisme de fabriquer des anticorps spécifiques et de fabriquer une mémoire immunitaire contre l’antigène inoculé.

b-  Les propriétés des vaccins : les vaccins confèrent à l’organisme

-une immunité acquise contre un agent pathogène

-une immunité active et spécifique

-une immunité tardive, car il faut le temps à l’organisme d’élaborer les anticorps.

-une immunité durable (plusieurs années)

-une lutte préventive.

c- Les types de vaccin : Il existe plusieurs types de vaccins

-le vaccin à microbes vivants atténués : provoquent dans l’organisme la fabrication d’anti corps. Exemple : les vaccins contre la rougeole, la tuberculose, la poliomyélites etc…

-les vaccins à microbes tués : provoquent une immunité de courte durée et nécessite des rappels. C‘est le cas de la typhoïdes, la grippe et

-les vaccins à base de toxines atténués ou anatoxines ; provoquent la formation d’anti corps dans l’organisme. C’est le cas du tétanos, et la diphtérie.

B- La sérothérapie :

1-Définition :

La sérothérapie est la méthode de traitement de certaines maladies infectieuses par injection du sérum. Le sérum est une fraction de sang d’un animal vacciné contenant des anticorps.

  1. La découverte du principe de la sérothérapie :

La sérothérapie est l’œuvre de Docteur Roux, élève Pasteur. Il remarque en 1894, en injectant du sérum provenant d’un cheval vacciné (immunisé) à des personnes atteintes de diphtérie, un grand nombre de maladies guérissent. Les anticorps présents dans le sérum de cheval ont agi chez les malades :la sérothérapie était née.S

  1. Le principe de la sérothérapie : chaque sérum contient des anticorps spécifiques d’un antigène. L’injection de celui-ci augmente brusquement et quelque jours le taux d’anticorps du patient.
  2. Les propriétés du sérum : le sérum confère à l’organisme :

- une immunité acquise de manière passive et passagère

- une immunité immédiate

- une immunité de court durée (15à 30 jours)

-une lutte curative

7- les types de sérums :

Les types de sérums sont : le sérum antitétanique, le sérum antidiphtérique, le sérum antivenimeux, le sérum anti charbonneux etc….

Aujourd’hui les sérums d’origine animale sont peu utilisés car ils peuvent être à l’origine des allergies. Les sérums utilisés pour l’homme sont actuellement préparés à partir du plasma humain prélevé chez les donneurs bénévoles.    

  1. Relation entre sérum et vaccin : est l’association d’un sérum et d’un vaccin. Elle permet d’obtenir une immunité à la fois immédiate et durable. En cas d’épidémies, recourir à la sérovaccination.

C-LA GREFFE :

Définition : on appelle greffe, le transfert sur un organisme de segments de tissus ou d’organes (Peau, rein, cœur etc…) prélevés sur lui-même ou sur un autre organisme : c’est la transformation d’un organe.

Le greffon est le tissu ou l’organe qui a été greffé. La 1ere tentative de greffe d’un rein sur l’homme a eu lieu en 1952 par le professeur Hamburger et celle d’un cœur en 1967 par le professeur Bernard.

Dans certains cas, la greffe se développe et s’intègre normalement parfois, les greffons se détériore et meurt, on parle alors de phénomène de rejet.

C’est en 1789 que Pasteur met au point le vaccin contre le choléra des poules.

3-la greffe de la moelle osseuse : c’est la transplantation des cellules de la moelle osseuse d’un donneur sain a un sujet Immuno déficient en raison d’une production insuffisante de cellule immunitaire. Cette greffe est une « reconstitution immunologique ». Les indications concernent certains cas de déficit immunitaire, des malades atteints de leucémie ou d’arrêt de fonctionnement des tissus de la moelle.

Expérience d’autogreffe et greffe croisée :

L’immunité de la transplantation est liée essentiellement aux lymphocytes T on distingue plusieurs cas de transplantation :

  1. Dans le cas des greffes de tissu par exemple : la peau d’une partie vers un autre endroit d’un même individu on parle d’auto transplantation ou autogreffe (greffe autogène).
  2. Dans le cas où le donneur est un organisme d’une autre espèce, le tissu transféré et appelé greffon xénogenèse et on parle de transplantation xenogène ou hétéro transplantation ou (xénogreffe).
  3. Si le donneur est un organisme de la même espèce que le récipient il y a deux cas possibles :
  1. Le premier cas, typique quand le donneur et le receveur sont génétiquement diffèrent, c'est-à-dire qu’ils sont différents au moins par un seul gène, le tissu transféré est alors greffons allogène et on parle de transplantation allo génique ou homo transplantation (greffe allogène).
  2. Le deuxième cas, rare ou expérimental, quand le donneur et le receveur sont identiques. Il y a dans ce cas deux variantes : ou le donneur et le receveur sont des jumeaux homozygotes ou appartiennent à la même lignée pure d’animaux. Dans les deux variantes le tissu transféré est un iso greffon et on parle d’iso transplantation.

La greffe nécessite des précautions afin d’éviter le phénomène de rejet.

Les principales complications à éviter pendant la greffe sont ; la réaction de rejet du greffon par l’hôte, la réaction du greffon contre l’hôte, les risques d’infections pendant les mois qui suivent la transplantation.

En cas de rejet :

- le greffon est rapidement envahi de globule blanc (lymphocytes et macrophages)

- sa vascularisation est mal faite

- des lésions et des destructions cellulaires apparaissent

- le rejet est la manifestation d’une réaction immunitaire de l’organisme de receveur qui reconnait comme étrangère les cellules du greffon.3-Les conditions d’une greffe : pour qu’une greffe réussisse, il faut respecter certaines conditions

-le donneur et le receveur doivent appartenir au même groupe tissulaire les plus proches

-Après la greffe, le receveur doit subir un traitement Immunodépresseur par irradiation ou l’utilisation du sérum anti lymphocytaire.

Importance : grâce au greffe (don d’organe), les voies humaines peuvent être préservées.

Les causes de rejet : dans le rejet de la greffe les causes sont diverses, elles peuvent être due à la technicité ou aux facteurs immunologiques. 

- La technicité : le technicien doit être compétant et aguerri, faire une intervention très soignée (respect de l’hygiène), la stérilisation des instruments et autres objets à utiliser.

- Facteur immunologique : il faut faire de examens précis et clair dans les quels il faut déterminer et analyser le groupe sanguin, le facteur rhésus et tous ceux qui sont liés système immunitaire dans le rejet.


2024-01-19 11:42:02 / pascaline@magoe.gn

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