Thème : La littérature africaine

Sous/Thème : La prise de conscience

Titre : la négro-reconnaissance américaine.

Sous-titre : Le handicap de la race (Dr William Edward Borchardt Du Bois).

Objectif du cours : Ce cours vise à élucider la condition du Nègre ainsi que de présenter ses handicapes.

Intérêt du cours : Ce cours nous permet non seulement de s’appliquer au commentaire composé, mais aussi il nous permet de connaitre la cause de la prise de conscience Négro-américaine.

Texte : William Edward Burghardt Du Bois ‘’The souls of black folk’’

Être pauvre est dure, mais être une pauvre race dans un pays de dollars est vraiment le tréfonds de la dureté. Il [le peuple noir] a ressenti le poids de son ignorance non seulement des lettres mais aussi de la vie, du travail des humains.

La nonchalance et la maladresse accumulées au cours de décades et de siècles liaient ses mains mais son fardeau n’était pas que de pauvreté et d’ignorance. Le sceau rouge de la bâtardise, que deux siècles de souillures l’égale systématique de femmes noires à imprimées sur la race, sous-entend non seulement la fête de l’ancienne chasteté africaine mais aussi le poids héréditaire d’une masse corruptrice. L’adultère blanc menace presque d’oblitération des foyers noirs.

Un peuple aussi handicapé ne devrait pas se voir proposer de secourir avec le monde. Au contraire il faudrait d’abord ses propres problèmes, mais hélas ! Tandis que les prostituées, l’âme même de l’homme noir est assombri par un vaste désespoir. Les hommes nomment cette ombre naturelle de la nature contre le barbarisme, de la science contre le crime des rares « supérieures » et contre les races « inferieures » en réponse les noirs disent « amen » et pleurent. Car cet étrange préjugé se présente comme un juste hommage à la civilisation, à la culture, à l’honnêteté et au progrès. Le noir s’incline humblement, obéit et se résigne…

Résumé :

Commentaire possible :

Dans ce texte extrait du recueil d’essai ‘’the souls of black’’ publié en 1903, le Docteur William Edward Burghardt Du Bois (1868-1963) dénonce la condition du Nègre sous l’effet de l’absence de la prise de conscience. Ce texte s’articule autour de trois centres d’intérêts : l’ignorance du noirs, son abâtardissement par le blanc et enfin sa résignation face à cette condition.

En effet dans le premier paragraphe, l’auteur évoque la pauvreté et l’ignorance du peuple noir. Dès la première proposition « être pauvre est dur », il généralise l’amertume et la misère de la pauvreté par le nom ‘’dure’’, qui l’est pour toute personne pauvre. Mais à partir de la juxtaposé il change de cible, du général au particulier et insiste sur un fait : « Mais ... dureté ». Dès cet instant, la souffrance du Négro-américain est subjectivement l’ultime des pauvretés que sévit la race, justifié d’ailleurs à travers l’adverbe "vraiment".

Ainsi, à partir de la deuxième phrase, l’auteur revient sur la généralité et exprime « le peuple noir » tout entier afin de démontrer son ignorance générale, qui se fonde par la locution adverbiale « non seulement » introduisant directement des sujets divers. « Il [le peuple noir] ressenti le poids de son ignorance non seulement des lettres, mais aussi de la vie, du travail des humains ».

Dans le deuxième paragraphe contrairement au premier, le regard n’est pas porté sur le Noir, plutôt sur blanc responsable de l’abâtardissement qui s’ajoute sur le ‘’ lourd’’ « fardeau ». D’ailleurs dès le départ, Du Bois le signal dans la proposition juxtaposée de la première phrase. « Mais son fardeau n’était pas que de pauvreté et d’ignorance ».

A la deuxième phrase, il fonde le second fardeau sur l’illégitime. Ainsi les nouvelles générations sont souillées pendant une période de deux siècles.

Une « souillure » qu’il précise « systématique » pour élucider l’ambition du blanc à faire naitre de la belle nègre un petit blanc. Puis il dénonce le risque de disparition des familles noires qui sont issues de foyers dont l’adultère du blanc avait presque ‘’oblitéré’’

En fin, dans le troisième paragraphe il tourne à nouveau le regard sur la réaction du Nègre face à son état et avant tout le suppose de se pencher sur « ses propres problèmes » qui constituent son handicap. Cependant, le moral de l’homme noir est débordé, car son état d’âme a été atteint, et l’effet crée en lui un « désespoirs ».

Ainsi, l’auteur exhibe l’effet direct de la crise morale du noir. Le désespoir se fait accompagné d’une acceptation sans condition. Car la fin du texte dénote la résignation du Nègre sous l’effet des handicaps.

En somme, dans ce texte nous pouvons dire que Docteur Du Bois exhibe les handicapes de la race noire sous divers aspects dont l’ignorance des lettres, son abâtardissement et sa résignation. Ainsi, à travers ce texte, il est évident de signaler que le blanc en grande partie est responsable de la souffrance du noir. Ainsi, tout comme Du Bois, Countée Cullen dénote la discrimination et la ségrégation raciale dont est victime le peuple noir.

 


2020-07-03 19:45:58 / finekoumbassa@magoe.gn

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