La question fondamentale de la philosophie

L’idéalisme et e Matérialisme :

L’histoire de la philosophie est schématisée entre deux camps qui s’affrontent au tour de la question fondamentale à savoir : entre l’idée et la matière, quelle est la donnée première ? Quelle est la réalité ? Autrement dit quel est le principe premier de toutes choses ?  

 A la suite de cette question fondamentale, les philosophes ont voulu savoir si le monde est connaissable et comment accéder à cette connaissance ?

Alors la question fondamentale s’articule sur deux aspects :

L’aspect ontologique : du grec ontos=être et logos=connaissance. C’est à ce niveau qu’on se pose le problème de l’être, entre l’idée et la matière quelle est la donnée première ?

L’aspect gnoséologique : du grec gonséos=connaissance et logos=science. Si le monde est connaissable, comment et pourquoi ?

C’est là sous question qui demande ce qui suit :

Le monde est-il connaissable ? Si oui, comment ? Si non, pourquoi ?

La réponse à cette question fondamentale détermine l’existence de deux courants philosophiques : L’idéalisme et Matérialisme.

  1. L’Idéalisme :

C’est le courant philosophique qui donne la priorité à l’idée, au facteur subjectif. L’idée étant la donnée première englobe la matière. C’est la philosophie pour laquelle les choses n’existent que par l’acte d’un esprit qui pense. Dans ce cas il existe deux sous-groupes :

  1. L’idéalisme subjectif :

Pour ce groupe, le monde est créé par la conscience de l’homme. Les objets ne sont que les apparences, des images qui proviennent de notre esprit et qui n’aurait aucune matérialité. Le monde existe dans notre esprit.

Ce courant va jusqu’à nier l’existence du monde matériel de la matière et il est représentée par Berkeley : (1685 – 1793).

  1. L’idéalisme objectif :

Pour les philosophes de ce courant, l’idée est la donnée première, mais aussi ils reconnaissent la matière comme la donnée seconde régie par une idée. Ce courant est représenté par (Platon (427 – 347)) av. JC et Hegel (1770 – 1831)). Il existe aussi le scepticisme qui doute de la possibilité de connaitre le monde. Il affiche une attitude négative envers la science.

Toute notons que malgré la pluralité de l’idéalisme, la contradiction qui existe en son sein n’est qu’apparente et secondaire.

Les deux défendre que l’idée est la donnée première.

  1. Le matérialisme :

Le matérialisme fond de sa conception sur la matière et affirme qu’elle est la donnée première. Il accorde une importance au monde concret. A la nature, à la réalité et s’oppose par conséquent à l’idéalisme. Le matérialisme apparait très tôt dans l’antiquité au VIe et Ve siècle av. JC ; des philosophes comme Tales, Héraclite sont frappés par le fait que tout est mouvement dans la nature.

Le matérialisme a revêtu plusieurs formes autours de son évolution.

  • Le matérialisme naïf ou vulgaire représenté par Héraclite Anaximandre, Anaximène et Epicure.
  • Le matérialisme dialectique à partir du XIXe siècle avec Karl Max, Angeles, Lénine.

Soulignons aussi qu’il y a des philosophes qui ne sont d’aucun camp, ils hésitent entre le matérialisme et l’idéalisme. On les appels des philosophes dualistes. Ils accordent la priorité à l’idée, tantôt à la matière ou tente de les conciliés.

 


2020-07-03 15:08:30 / bakamalphonse22@magoe.gn

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