Chapitre 3 : L’Afrique et Madagascar du 17e à la fin de 18e siècle

Titre : La Guinée et les comptoirs de traite

Résumé ou traces écrites

Au 17e siècle, les Européens avaient construit le long de la côte atlantique notamment autour du golfe de Guinée des comptoirs où on échangeait des pacotilles contre les esclaves et des produits africains.

En Guinée, les comptoirs étaient installés au niveau du Rio Nuñez, du Rio Pongo, du Cap Verga, des îles Matacong, des îles Bramaya, des îles de Los etc. Parmi ces différents comptoirs, les plus actifs étaient le Rio Nuñez et la Rio Pongo. Dans ces localités, les européens (portugais et français) avaient fini par se marier avec des autochtones, donnant naissance à une génération métissée composée des noms Européens comme : Fernandez, Gomez, Fabert, William, Emerson, Curtis, Macolé, Wilkinson, etc.

Dans l’ensemble, les comptoirs avaient joué un double rôle : ils étaient des lieux d’escales pour les bateaux négriers, des lieux d’échanges entre les trafiquants venus avec des pacotilles Européens et des marchands noirs disposant des produits (caoutchouc, riz, or, ivoire, peaux d’animaux, épices) et des esclaves ;

Ils servaient de lieux de stock où les esclaves et les marchandises étaient gardés en  attendant leur vente ou leur embarquement.

Ce commerce avait fortement dépeuplé les côtes guinéennes. Pour la seule année de 1788, le seul comptoir des îles de  Los avait fourni 1500 hommes.


2020-06-19 10:20:54 / bakamalphonse22@magoe.gn

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