OBJECTIF GÉNÉRAL: L’objectif de ce chapitre est de permettre à l’élève d’acquérir des connaissances sur L’AFRIQUE DU XVIIEME AU XIXEME SIECLE
I. INTRODUCTION
Les Peuls, appelés aussi Foulani, Fulbhés, Fulfulde, Pular ou encore Fellata selon les pays, sont un peuple traditionnellement pasteur établi dans toute l'Afrique de l'Ouest et au-delà de la bande sahélo-saharienne, soit au total une quinzaine de pays différents et pour un total estimé entre 25 et 65 millions de personnes selon les critères retenus,.
Particulièrement nombreux au Nigeria, au Niger, dans le nord et ouest du Cameroun, au Mali, au Sénégal, en Mauritanie et en Guinée, ils sont également présents au Tchad, en Gambie, au Burkina Faso, au Bénin, en Guinée-Bissau, en Sierra Leone, au Ghana, en Côte d'Ivoire, au Togo et au Soudan.
Ils sont souvent minoritaires, à l'exception de la Guinée, où ils représentent la communauté la plus importante du pays avec 53,4 % de la population.
Leur dispersion et leur mobilité a favorisé les échanges et les métissages avec d'autres populations subsahariennes. Le socle de leur identité est toutefois la religion musulmane, la compétence pastorale, une tendance à l'endogamie et la langue peule. ILS comptent, en tout état de cause, de multiples groupes.
II. LA FORMATION DES ÉTATS PEULHS EN AFRIQUE DE L'OUEST
A. LE ROYAUME DU FOUTA-TORO
Le Fouta-Toro était un royaume situé dans la vallée du fleuve Sénégal, sur la frontière méridionale de l'actuelle Mauritanie et septentrionale de l'actuel Sénégal où avait été fondé plus anciennement le royaume du Tekrour.
Le Fouta a été dirigé par diverses dynasties d'origine mandingue, notamment malinké, sarakhollé et sérère, qui se sont succédé de la chute de l'empire du Ghana jusqu'à l'arrivée du guerrier conquérant d'origine peule, KOLI TENGUELLA.
Au milieu du XVeme siècle, Koli Tenguella renverse les différentes dynasties dans le Fouta. IL créa et installa la dynastie des Deniankobé ou Denianke, une dynastie d'origine peule et mandingue.
Koli Tenguella réussit à reprendre les terres prises par l'empire du Djolof, affaibli par ses luttes avec le Cayor qui voulait se libérer de l'emprise du Djolof. IL réussit également à défaire le lien de vassalité qu'exerçait le royaume de Diara, qui était lui-même vassal de l'empire Songhai, sur le Fouta. C'est sous son règne que le royaume prit le nom de FOUTA-TORO.
B. LE ROYAUME DU FOUTA-DJALLON
Le FOUTA autrefois était habité par les Djallonké d'où le nom DJALLOKADOUGOU, mais avec le temps nous assistons à la venue massive des groupes de peuls qui chercheront refuse auprès des autochtones.
La première vague était animiste ce sont les peulhs Poulis dirigé par Djan Oury Pathé et la seconde était islamisée diriger par Karamoko alpha.
Mais en 1725, le savant musulman Karamoko Alpha Barry, à la tête d'une coalition multiethnique à majorité peule, gagne la bataille de Talansan contre les Djallonkés et les peulhs Poulis qui quittent la zone.
Karamoko Alpha Barry prend le titre d'almamy (étymologiquement : imam, guide des croyants) et fonde la confédération du Fouta-Djalon, un État théocratique féodal qui s'appuie à la fois sur les traditions peules, les pratiques esclavagistes et sur les principes de l'islam.
La confédération est divisée en neuf provinces ou diwe (sing. diwal) : Labé, Bhouria, Timbi, Timbo, Kébali, Kolladé, Koïn, Fougoumba et Fodé Hadji. Les chefs portent le titre d'alfa.
2024-02-02 12:34:33 / pascaline@magoe.gn
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