L’élevage
L’élevage, tout comme l’agriculture est une activité économique du secteur primaire.
L’élevage extensif traditionnel
L’élevage extensif est pratiqué partout où le climat et la végétation le permettent notamment dans les régions arides et semi-arides/
En effet, les espaces géographiques de l’élevage sont plus vastes que celles des cultures. En Afrique, l’élevage, l’élevage n’a pas un but essentiellement économique. Ils ne vendent qu’un infirme partie de leur production. En Inde, les interdictions rituelles pèsent sur la production animale.
L’élevage extensif traditionnel a plusieurs types qui sont fonction des déplacements du bétail.
Le Nomadisme : c’est le déplacement des troupeaux accompagnés de leur berger sur de grandes distances avec le déplacement du village. Les animaux élevés sont eux-mêmes adaptés à la chaleur et à la sècheresse. Les dromadaires (Afrique), les chameaux (Asie), les moutons, les chèvres…. Le nomade est à tout le temps à la recherche des pâtures.
La transhumance : Déplacement périodique des éleveurs et de leur troupeau. Elle s’effectue sur de petites distances en direction des lieux bien connus (entre la montagne et la plaine).
Bref, l’l’élevage extensif traditionnel est caractérisé par l’abandon des troupeaux. On rencontre une forme curieuse en milieu peulh où la passion de l’élevage domine sur les motivations économiques.
Exemple : L’élevage peulh
Les peulhs sont été peuples pasteurs qui vivent dans les régions sahéliennes de l’Afrique (du Sénégal à la Somalie).
En Guinée, les peuhls habitent le Fouta Djalon avec ses hauts massifs qui offrent des conditions naturelles favorables à l’élevage (climat doux, régions de montagnes, présence de pâturage partout).
La présence de zones complémentaires (plateaux et bas-fond) permet une transhumance. Quand les pâturages sont secs sur les plateaux, la troupe est conduite dans les bas-fond jusqu’au début des pluies. Le sel constitue le complément alimentaire des troupeaux qui se donne par bloc et par le mélange avec des aliments et des médicaments (Touppal).
Touppal est un mode d’alimentation des troupeaux que les peulhs de Guinée organisent deux (2) fois par an à base de terre de termitière mélangée d’écorce, de racines ou de feuilles, pour lesquels les croyances attribuent des vertus inestimables.
En réalité, au Fouta, l’élevage n’est pas économique favorable à l’éleveur. Posséder un troupeau est symbole d’aisance, de prestige. Il produit néanmoins des produits alimentaires à la population rurale : le lait, le beurre.
Bref, l’élevage peulh est plus actif que productif. De nos jours, la sédentarisation amène les populations vers d’autres activités : l’agriculture, le commerce.
Comme toute activité, les conséquences de l’élevage extensif peulh sont : la destruction du couvert végétal, l’érosion, la banalisation.
Les rendements sont faibles en viande comme en lait. Pour pallier à ces conséquences graves, la construction de fermes modernes serait nécessaire.
2020-08-15 10:00:53 / bakamalphonse22@magoe.gn
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