La riziculture en Asie des moussons (Agriculture Indochinoise)

L’Asie des moussons est cette région l’Asie du Sud-est située entre le Golfe du Bengale et la mer de chine. Appelée Indochine, six (6) pays la partagent : la Birmanie, la Thaïlande, le Cambodge, le Laos, le Vietnam et la Malaisie continentale.

L’Asie des moussons est la zone de civilisation du riz.

Aucune plante ne détermine avec autant de rigueur que le riz, un paysage rural. Notons qu’en extrême Orient, la culture du riz montre nettement les limites du monde tropical. Cette civilisation s’exprime par un paysage rural d’une rassurante uniformité répété de l’Inde Orientale à la Corée.

Les hauteurs (montagnes et collines) incultes, inhabitées sont le domaine du pré des bêtes sauvages.

Les plaines, véritables constructions de l’homme qui s’y presse en monstrueuse fourmilière.

Les densités rurales sont très élevées (400 à 900hbts/km2). L’habitat est toujours groupé pour laisser aux cultures le maximum de place.

Tout autour du village s’étend le territoire exploité, le finage c’est-à-dire l’immense rizière nue, sans arbres, faites, de centaines de petites parcelles carrées, entourées de diguette.

Les parcelles sont disposées à des altitudes différentes pour que l’irrigation puisse les atteindre à des périodes différentes. Ce qui permet de fait entre les cultures une sorte d’assolement (les unes portant le riz, les autres des cultures sèches).

Pour tous les travaux, le paysage indochinois fait recours à la force de ses bras, aidé par un outillage léger qu’il a mis au point.

Pour l’engraissement des champs, il utilise des techniques forts habiles. La principale est l’emploi d’engrais humains, ensuite viennent les engrais verts (feuillage, herbes…). Enfouis dans les fosses avec la boue et retire par traces verticales après un moment de fermentation.

Le paysan a, enfin, imaginé des assolements habiles destinés à aménager la terre tout en la faisant produire au maximum. Semé en pépinière, le riz est la principale culture en été. Le repiquage est très avantageux, il permet non seulement d’économiser les durées d’exploitation de la rizière et espacer les plantes pour les laisser pousser vigoureusement en produisant d’avantage que s’ils étaient semés directement.

Peu de système de culture sont aussi intensifs à la fois grâce à l’occupation maximum du finage et à des méthodes qui assurent le plus haut rendement des récoltes à l’unité de surface.

Le paysage rural est l’expression de cette agriculture qui s’apparente au jardinage par sa médiocrité et son ingéniosité.


2020-08-07 15:28:15 / bakamalphonse22@magoe.gn

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