Les activités agricoles en pays sous-développés
Introduction :
Dans les pays sous développé partout où le sol et le climat ont permis l’agriculture a constitué la principale activité. Généralement dans la zone intertropicale (Afrique, Asie des moussons, Amérique Latine et l’Océanie).
L’agriculture est l’ensemble des activités déployées sur une parcelle par un paysan visant la production des végétaux. Cette parcelle s’inscrit dans une exploitation où l’exploitant met en œuvre un système de culture (association des cultures entre elles).
Le système de production agricole dépend non seulement des techniques mais aussi des intrants agricoles (outillages, engrais…).
Le double aspect de qualité de la main d’œuvre fournie et du train de culture utilisé permet de dire que le système est intensif ou extensif.
L’agriculture intensive : est celle qui obtient un très fort produit à l’hectare à partir d’une forte dépense d’intrants soit en force de travail, soit en capital, soit les deux.
L’agriculture extensive : est celle qui emploie de grands espaces avec peu de dépenses à l’hectare et donc peu de rendement.
Un système peut être extensif par le faible rendement à l’hectare et par le fait du développement du train de culture.
L’agriculture traditionnelle extensive (culture sur brulis)
La densité de la population présente avec le système de culture un rapport de cause et de conséquences à la fois. La culture permet l’alimentation d’une population d’autant plus nombreuse qui est plus intensive, mais, elle est d’autant plus intensive qu’elle doit nourrir une forte population.
Les types extensifs sont le plus souvent caractérisés par le déplacement des champs (puisque le sol s’épuise vite et que l’agriculture n’a pas les moyens de lui rendre sa fertilité). Il faut donc laisser le sol se reposer d’où la jachère.
L’agriculture sur brulis est présente aujourd’hui dans une grande partie du monde tropical. Elle porte differents noms selon les milieux : Ray sur les plateaux, Moitaviy en Madagascar, Jhun en Inde, Milpa au Mexique et Lougan en Afrique de l’Ouest. Mais quelque le terme utilisé, malgré les diverses civilisations intéressées, son caractère essentiel est ne pas avoir un village agricole fixe. Les champs cultivés se déplacent d’année en année dans la forêt et dans la savane.
Les étapes de l’agriculture sur brulis : elles sont nombreuses, il ya :
- Le défrichement ;
- Abattage des arbres ;
- La mise à feu ;
- Le labour ;
- Le désherbage ;
- La récolte ;
- La culture multiple donnant parfois l’aspect confus, désormais ou flou des champs.
Dans ce type de culture, chaque parcelle cultivée sera exploitée 2 ou 3 années successives puis abandonnée en jachère pendant 5 à 7 ans voir 12 ans.
L’agriculture sur brulis bien qu’étant largement répandue dans le monde tropical, est partout aujourd’hui en recul et universellement condamnée. Elle subit en effet le contrecoup de deux facteurs qui atteignent le monde tropical : l’extraordinaire développement des cultures commerciales qui dévorent l’espace, la prodigieuse augmentation de la population.
Donc des superficies de plus en plus restreintes, l’agriculture extensive doit nourrir une population de plus en plus nombreuse.
Alors, ce sont les temps de jachère qui sous-développement réduisent conduisant ainsi à l’apprivoisement des sols qui vont vers la désertification. L’agriculture sur brulis est considérée par beaucoup comme étant le « cancer des pays tropicaux ».
2020-08-07 15:26:29 / bakamalphonse22@magoe.gn
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