La constitution française, créant l'Union française, fut adoptée en 1946. Après quatre ans, les Africains en tirèrent le maximum de profit. Ils conquirent toutes les libertés, à savoir la citoyenneté, la suppression du travail forcé, la liberté de presse et de réunion, la création des partis politiques et des syndicats. On assista à la mobilisation des dirigeants politiques, des syndicalistes, des intellectuels, des étudiants pour propager les idées d'indépendance.
Face à cette pression croissante, la France offrit à ses colonies une loi-cadre. Elle fut mise au point par le ministre de la France d'Outre-Mer, Gaston Defferre, et adoptée le 23 juin 1956. Elle permit aux colonies de s'orienter vers une semi-autonomie.
Les partis politiques africains s'organisèrent pour faire face à la nouvelle situation. En Guinée, le Parti Démocratique de Guinée (PDG), dirigé par Ahmad Sékou Touré, exploita à fond le contenu de la loi-cadre. La chefferie traditionnelle fut supprimée.
Le général De Gaulle, au pouvoir en France, élabora la constitution de 1958 qui modifia les rapports entre la France et ses colonies. A celles-ci, il proposa la communauté franco-africaine, une autre forme de domination. Un référendum fut organisé. Pour le général De Gaulle, toute colonie qui voterait NON à la constitution prendrait immédiatement son indépendance, Le PDG, parti majoritaire en Guinée, décida de voter NON, suivi par d'autres partis politiques comme le Bloc Africain de Guinée (BAG), le Parti de Regroupement Africain (PRA).
Le 28 septembre 1958, sous l'égide du PDG, la Guinée accéda à l'indépendance. Le 2 octobre 1958, celle-ci fut proclamée. Désormais souveraine, la Guinée fut admise dans l'Organisation des Nations Unies (ONU) le 12 décembre 1958. L'indépendance guinéenne devait servir de modèle aux autres colonies françaises pour recouvrer leur indépendance à partir de 1960.

PREMIER PRéSIDENT DE LA GUINéE

2023-10-23 18:01:05 / pascaline@magoe.gn
0 commentaires
Votre impression compte aussi