La Littérature française : Le XVIIIe siècle.

Le XVIIIe siècle est marqué par les progrès de la contestation politique, religieuse, sociale et une mutation de la pensée et de la société.

La bourgeoisie qui a conquis le pouvoir économique revendique le pouvoir politique.

Les philosophes rejetant les solutions théologiques et métaphysiques et l’autorité des traditions vont se livrer à une révision critique des notions fondamentales concernant le destin de l’homme et l’organisation de la société.

Le philosophe refuse de fonder sa pensée sur la tradition, sur l’autorité religieuse ou politique. Pour lui il faut faire confiance à la raison qui offre tous les moyens pour parvenir à la connaissance et aux idées justes :

Le premier moyen est l’observation appuyer par l’expérimentation, à ce titre, le philosophe contribue à l’avènement des sciences expérimentales.

Le deuxième est le bon sens présent en tout homme.

En fin, la raison théorique permet par la logique d’aboutir à l’idée juste.

La morale individuelle un philosophe est elle-même fondée sur la raison : il faut bien se conduire par ce que c’est le seul moyen d’être accepté par les autres et de vivre heureux.

Sur le plan social, le philosophe se sent investi de la mission de transmettre les idées nouvelles que la raison lui permet de découvrir en sachant les vieilles superstructures et les préjugés. Il veut que les hommes soient éclairés par les lumières.

Son militantisme est d’autant plus méritoire que le pouvoir le traque : Voltaire et Diderot font des séjours à la Bastille ; Voltaire doit s’exiler.

C’est le culte de la raison qui a fait surnommer le XVIIIe siècle, le siècle des lumières.

Le XVIIIe siècle est un siècle d’intense poussé vers une transformation de la société, des valeurs de l’ancien régime jusqu’à la révolution de 1789 qui marqua la fin de toute puissance ; c’est aussi celle de la destruction de tout ce qu’il restait des structures féodales.

Dans la querelle entre les anciens et les modernes, les discussions débouchent sur :

La contestation de la religion :

Les philosophes et leurs sympathisants ont des sérieux griefs envers l’église officielle : elle manque de tolérance et poursuit les protestants qui ne peuvent exprimer librement leur foi.

Surtout elle trop souvent représentée par la puissance compagnie des Jésuites qui sont des ennemis déclarer aux philosophes auxquels ont reprochaient les idées pernicieuses (les idées qui dérange). Ils se forceront pour faire échouer l’Encyclopédie.

De ce siècle, on voit se développer les formes de croyances religieuses qui refusent clairement de se couler dans le moule d’une religion révélée.

  • Voltaire comme beaucoup d’autres est déiste ; pour lui il existe qu’un Dieu créateur de la belle machine qu’est l’univers. Mais ce Dieu ne doit s’intéresser à l’homme et l’homme également ne doit pas s’intéresser à lui.

 

  • Jean J. Rousseau a l’idée d’un Dieu consolateur auquel on peut faire appel pour apaiser son cœur ou pour célébrer les beautés de la nature.

 

  • Denis Diderot par exemple est devenu trètôt athée. Pour lui, la matière n’a pas été créée, qu’elle a toujours existé et les êtres vivants et pensants sont le résultat de l’évolution naturelle de la matière.

Quel que soit leur sensibilité religieuse, les philosophes s’entendent pour réclamer la tolérance religieuse et s’élever contre le fanatisme.

C’est le sens qu’il faut donner à la lutte menée par les philosophes à l’époque contre les tenants de l’église catholique.

La contestation politique :

La plupart des français restent attachés à la monarchie du droit divin et à la hiérarchie catholique joue au grand rôle pour maintenir le peuple dans cette croyance qu’on ose enfreindre par peur représailles.

Mais la contestation gagne du terrain. La monarchie absolue est mise en cause par plusieurs courants qui proposent des solutions diverses pour changer de régime politique.

  • Montesquieu est partisan d’une monarchie parlementaire. Il explique que le roi devrait être entourer par des conseillers orientant ses décisions et il préconise la séparation des pouvoirs.
  • Voltaire croit au Gouvernement du « Despote éclairé » Monarque certes absolu mais qui, guidé par les lumières de la raison, rendrait son peuple libre du despote éclairé.

Pour lui, toute forme d’autorité arbitraire, même bienveillante est mauvaise car le peuple apprendre à se soumettre et perd ses qualités de citoyen responsable de lui-même.

  • Rousseau lui, tente d’aller plus loin dans la théorisation de l’idée de démocratie et essaie d’imaginer comment le peuple déléguer son pouvoir sans perdre sa liberté (le Contrat social).

La contestation sociale :

Le mouvement des lumières s’inscrit sur la toile de fonds socio-politique qui voit la défaillance de l’ancien régime et la décadence des valeurs aristocratiques. L’injustice et l’inégalité sont rejetées par les philosophes.

Conclusion :

Les ‘‘lumières’’, cette vaste entreprise d’émancipation laïcisation, ont introduire une rupture radicale dans le mode de penser des français.

Prolongeant l’idée humaniste, les philosophes ont réclamé la vérité source de la légalité. Conformément à l’idée démocratique, les philosophes ouvraient la voie de la révolution de 1789. L’esprit philosophique du XVIIIe siècle est un nouvel humanisme.


2020-05-28 11:47:57 / bakamalphonse22@magoe.gn

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