L’avanture anbigué (1961) : Cheik Hamidou Kan.

Analyse du roman :

Le jeune Samba DIALLO, personnage principal du roman, commence par suivre les cours de l’école Coranique chez Maitre Thierno.

Maitre Thierno est un chef spirituel très écouter de la communauté des Diallobés qui a vu en Samba Diallo une personnalité et un destin exceptionnel.

Les Diallobés sont déchirés par un problème vital : quelle attitude faut-il adopter vis-à-vis de la civilisation occidentale conquérante ? c’est-à dire l’école étrangère.

Le maitre sent là qu’il y a un problème car l’apprentissage de la technique pour dominer la nature s’accommode mal avec la vie toute entière consacrée en Dieu.

La grande-royale, sert du chef des Diallobés, tante de Samba Diallo qui jouit d’un grand prestige, admet la nécessité d’envoyer les enfants à l’école. Non pas parce qu’elle n’aime cette école mais par ce qu’elle c’est la seule solution possible pour que les diallobés ne disparaissent pas.

Il faut, dit-elle « aller apprendre chez eux à vaincre sans avoir raison ».

Pour la grande royale, l’élite doit donner exemple ; Samba Diallo quittera le foyer ardent (l’2cole Coranique) pour aller suivre les cours de l’instituteur de Mr Baye, il y fera la connaissance de Jeans Lacroix, fils d’un administrateur avec qui il arrive souvent à entretenir.

Samba Diallo discute aussi longuement sur Dieu, le travail, la transformation de l’Afrique avec son père.

Au début de la deuxième partie du livre, Samba Diallo est en Europe. Il est invité dans la famille de Lucien qui a fait comme lui les études de philosophie. C’est l’occasion d’une discussion où revient le problème qui sert d’axe au livre : l’Afrique a-t-elle besoin de pasteurs ou de médecins ?

Samba Diallo au cour de ses promenades à Paris rencontre aussi un nègre Pierre Louis qui vit en France avec sa famille.

Pendant son séjour parisien, la vie continue au pays des Diallobés. Le Maitre Thierno s’est fait remplacer comme chef spirituel par le ’’Fou’’, un Diallobé ancien militaire qui a vécu en Europe, le maitre meurt. Samba Diallo reçoit une lettre de son père qui lui demande le rentrer au pays. De retour chez lui, il est invité par le ’’Fou’’ (le successeur de son maitre à venir se prosterner sur la tombe de son maitre. Mais il s’est senti incapable de prier malgré les injonctions de ce dernier qui finit par le poignarder.

Le roman s’achève sur un mystérieux monologue de Samba Diallo. Le roman est centré sur l’interrogatoire de tout africain depuis l’arrivée des premiers blancs : quelle attitude faut-il adoptée devant la civilisation conquérante qui vient d’Europe ? Peut-on préserver l’Afrique ou céder au mimétisme ? La grande royale évite cette alternative. Pour elle, il faut accepter d’envoyer les enfants à l’école des blancs afin de s’approprier des techniques de l’Europe et ainsi : « apprendre à vaincre sans avoir raison ».


2020-05-28 10:57:39 / bakamalphonse22@magoe.gn

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