Introduction :
La notion de littérature vient du mot latin, littera : caractère écrit des belles lettres. La littérature remonte à l’origine de l’homme car elle née et évolue avec celui-ci.
Elle multidimensionnelle car elle traite de tous : religion, politique, faits de sociétés… Elle est l’ensemble des valeurs culturelles et civilisationnelles d’un peuple donné.
Définition :
La littérature est l’expression sans cesse renouvelée au cours des âges des pensées et des sentiments d’on vu l’humanité.
Elle repose sur deux concepts : Ethique et Esthétique.
L’Ethique :
C’est l’ensemble des valeurs morales, sociales, spirituelles d’une société donnée.
L’Esthétique :
C’est l’exaltation du goût, passion, des sentiments en un mot toute les pulsations du cœur.
La littérature est l’ensemble des préoccupations du peuple. Dès l’instant qu’on parle de littérature Africaine, l’homme de la rue, le non averti se penche immédiatement sur la liste des écrivains d’expression française, anglaise, espagnole…
Et laisse la très vielle et très riche tradition orale qui répond pourtant à la définition de la notion de la littérature africaine.
Une division tendancieuse et réactionnaire de la littérature fait surgir : une littérature orale et écrite qui est à l’origine de catégorisation et de la hiérarchisation du mot littérature.
Ainsi l’oralité et l’écriture sont présentés comme les deux extrêmes de la courbe évolutible de l’humanité avec comme pole initial et pour ainsi dire négatif, l’oralité ; et comme pole positif et terminal, l’écriture.
L’oralité serait donc de ce fait la dominante d’une société primitive fondée sur les rapports purement affectifs dont la finalité serait l’absence de raison.
A l’opposer, on dresse l’écriture qui serait le règne de la raison sur le cœur, le règne de la raison sur l’existence.
Les civilisations écrites seraient les civilisations régies par le ‘’logos’’(science).
En réalité de quoi s’agit-il ?
La réduction de la littérature au seul fait de l’écriture obéit à la politique de l’idéologie coloniale qui tend à l’étouffement et l'asservissement des valeurs africaines.
Bref, du point de vue essentiel, il n’y pas en littérature d’une part en oralité et l’autre part l’écriture.
Toute l’expression de l’homme est d’abord oralité avant d’être écriture, image ou mimique.
Autrement dit rien ne serait être écriture sans avoir être oralité. Le poème le plus beau, la dissertation là mieux élaborée, le roman le mieux écrit sont des cris mille fois répétés de l’homme.
Ainsi il apparait nettement que là, l’écriture n’est qu’une commodité qui facilite la fixation et la conservation des idées.
En Afrique, les vieilles personnes constituent une source inépuisable de connaissance. C’est pourquoi, Amadou Anpaté BAH en leur rendant hommage disait : « En Afrique, chaque qu’un Villard meurt, c’est une bibliothèque qui brule ».
2020-05-28 10:43:51 / bakamalphonse22@magoe.gn
Veuillez corriger les omissions et les fautes d'orthographe dans ce cours introductif. Merci pour le renforcement que vous offrez.
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